Lors du point de presse printanier de SIM, le président-directeur général de la Société du parc industriel, Maurice Richard, et le maire Jean-Guy Dubois étaient déjà heureux de l'évolution du projet à Bécancour.

Projet d'usine d'un milliard $: feu vert attendu de Québec à Bécancour

Évalué à plus d'un milliard de dollars, le projet d'une usine de transformation du fer à Bécancour vient de connaître une nouvelle étape avec l'arrivée de SNC-Lavalin comme consultant en gestion. Toutefois, souhaitant commencer les travaux au printemps 2018, la Société internationale métallique (SIM) attend toujours le feu vert de Québec au plan environnemental tout en cherchant à compléter son montage financier.
«Quand on reçoit une nouvelle comme ça, c'est parce que le projet est vivant. On a tellement été échaudé depuis quelques années que chaque fois qu'il nous arrive ce genre de chose, ça ne peut pas être négatif», a confié le maire Jean-Guy Dubois.
Le projet vise à construire et exploiter une usine de fer préréduit briqueté à chaud (HBI) au Parc industriel et portuaire de Bécancour. L'usine aurait une capacité annuelle de deux millions de tonnes de HBI, une source de fer pur qui permet de produire de l'acier de haute qualité. Il s'agit d'un matériau en demande présentant de bonnes opportunités de marché pour être vendu aux aciéries nord-américaines, européennes et internationales, qui le transformeront en acier de haute qualité.
SNC-Lavalin aura pour fonction de gérer la performance du projet et de fournir des services-conseils techniques en ingénierie quant à la construction de l'usine développée par SIM. Ainsi, SNC-Lavalin assurera la coordination de toutes les parties impliquées afin d'assurer le succès du projet. «Nous sommes heureux d'amorcer cette collaboration avec SNC-Lavalin, une entreprise internationale de renom avec une expertise et une grande expérience de construction de projets d'envergure, dont plusieurs dans le secteur minier et métallurgique. De plus, SIM est heureuse et fière de collaborer avec une firme d'ingénierie d'ici, au Québec, qui met à contribution le talent local pour la construction de notre usine», a fait savoir le président de SIM, Daubeny Cooper.
Son mandat prévoit entre autres les responsabilités suivantes : coordination et validation du plan directeur et de mise en place du projet, soutien au processus d'approbation et de gestion environnementale, gestion des relations avec les partenaires en infrastructures et services publics (zone portuaire, transport ferroviaire, alimentation énergétique, etc.), en plus de la production et la gestion du calendrier global du projet pour les phases de conception et de construction de l'usine.
SNC-Lavalin veillera également à réviser et compléter la portée des travaux et la définition des tâches pour les fournisseurs et les entrepreneurs, qui sont ou seront impliqués prochainement. SNC-Lavalin participera à la négociation contractuelle avec ces derniers et coordonnera ensuite le progrès et la gestion de la qualité du travail fourni. La firme se chargera aussi de la réalisation de l'étude de faisabilité définitive au nom de SIM. Cette phase implique l'avancement de l'ingénierie de base, couvrant les besoins en ressources physiques et humaines, ainsi que les infrastructures sur site et hors site.
Le projet est présentement en attente d'un retour du Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques concernant l'étude préliminaire d'impact environnemental. 
«On voit très bien que ce dossier évolue d'une façon sécuritaire, étape par étape. Il se structure quand même avec des boîtes connues, ce qui est positif. On est en contact avec eux continuellement», a commenté le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, qui se montre plutôt serein par rapport à l'approbation environnementale.
Par ailleurs, le printemps dernier, les dirigeants de SIM avaient admis que le soutien de l'État était «possiblement crucial» pour que les installations soient en opération en 2020. «La prochaine étape est de savoir à quel moment et de quel niveau le gouvernement va y participer», croit-il.
Dès que le dossier sera suffisamment «avancé et concret», ce dernier annonce que la Société du parc devra songer à agrandir ses quais en conséquence, pour un investissement de l'ordre d'une centaine de millions de dollars. «Ce sera un quai dédié», précise M. Richard.
Les études révèlent que 175 emplois spécialisés et bien rémunérés seront créés pour l'exploitation et l'administration de l'usine, en plus des 400 emplois indirects dans la région de Bécancour. Et au plus fort de la construction, on devrait compter pas moins de 1400 travailleurs sur le chantier. L'usine sera construite à partir de la technologie de réduction directe développée par Midrex et conçue par Primetals Technologies.