Les dirigeants du Groupe Rémabec se sont adressés aux résidents de Parent. Sur la photo: Réjean Paré, président et chef des opérations, Éric Bouchard, vice-président exécutif, et Pierre-Olivier Lussier, directeur, communications et relations publiques.

Projet d'hébergement à Parent: Rémabec fait le point

Les dirigeants de Rémabec étaient attendus de pied ferme à Parent. Le projet immobilier de l'entreprise a fait couler beaucoup d'encre dans les dernières semaines et les inquiétudes s'étaient multipliées dans le village. Si bien que l'entreprise a cru bon venir faire le point avec les citoyens.
«Il est sorti des choses complètement fausses dans les journaux, on voulait mettre ça au clair [...] On voulait bien expliquer le projet qu'on a fait ici. C'était un besoin pour nos travailleurs. Ce dossier-là faisait partie de notre plan de relance de l'usine de Parent», a lancé d'entrée de jeu Réjean Paré, président et chef des opérations du Groupe Rémabec.
Le vice-président exécutif de Rémabec, Éric Bouchard, a d'ailleurs passé en revue et corrigé plusieurs informations entourant le projet d'hébergement qui ont faussement circulé.
«On laissait planer que la SOPFEU, le CN ou les reboiseurs pouvaient venir chez nous alors que c'est faux. On disait qu'on allait ajouter 66 chambres, c'est faux. On parlait d'une cafétéria avec 200 places alors que c'est faux... Dans notre souci de transparence avec les gens, comme on le fait dans toutes les communautés où on est présent, on voulait rectifier les faits», a-t-il mentionné.
Il a également été question d'une salle d'entraînement pour les employés, Rémabec a mis les pendules à l'heure. Il s'agit de trois ou quatre machines pour encourager les saines habitudes de vie chez les employés.
Les dirigeants ont même affirmé que s'ils n'avaient pas réglé le problème d'hébergement avec ce projet, il n'y aurait tout simplement pas d'usine aujourd'hui. Selon Rémabec, les effets positifs du projet se font même déjà sentir au niveau du recrutement.
Ils n'ont pas manqué de rappeler aux citoyens de Parent l'implication de l'entreprise dans la communauté et les investissements qui ont été faits à l'usine. Ils ont notamment mentionné les dépenses de plus d'un million de dollars dans les commerces locaux, la patinoire qu'ils ont asphaltée pour la communauté, le bois qu'ils ne peuvent utilisé qui est donné aux citoyens pour le chauffage, l'investissement de plusieurs millions pour asphalter la cour de l'usine, le projet de Pyrobium...
«On a 14 millions $ de mis dans l'usine», a noté M. Paré.
En début de rencontre, c'est la conseillère municipale de Parent, Sylvie Lachapelle, qui a été montrée du doigt par quelques citoyens. Elle a tenu à rappeler qu'elle avait donné son appui «seulement au projet initial».
«L'entente était pour l'hébergement des travailleurs de l'usine seulement. Là, il s'est ajouté tous les travailleurs de Rémabec. Je suis d'accord, par contre, les forestiers ne sont pas tous des filiales de Rémabec. J'ai été pointée du doigt parce que j'ai un commerce. Par contre, que j'aie un commerce ou non, je travaille comme conseillère», a lancé Sylvie Lachapelle.
Cette dernière ne croit pas que les réponses fournies par Rémabec vont être suffisantes pour calmer la grogne populaire.
«On va voir la suite. Est-ce qu'il faudra d'autres rencontres? On va voir avec les commerçants. C'est évident qu'on ne veut pas que la scierie ferme, mais on ne veut pas que les commerces ferment non plus. Il faut du pain sur la planche pour tout le monde», a commenté Sylvie Lachapelle.
Rappelons que le complexe d'hébergement pour les travailleurs comprend aux alentours de 140 chambres. Il s'agit d'un établissement de type motel avec des chambres accessibles par des corridors intérieurs avec une cafétéria d'environ 50 places et des espaces communs.
Rémabec a également fait le point sur les coupes de bois durant la rencontre avec les citoyens.
Investissement important pour la route 25
Rémabec s'est engagée à travailler en partenariat pour l'entretien des 75 km entre Wemotaci et Parent sur la route forestière 25. L'entreprise s'est entendue avec la communauté de Wemotaci. Des équipements seront achetés pour entretenir la route.
«Il y a eu la construction, mais elle est entretenue par Rémabec à ses frais. On a mis une enveloppe de 250 000 $. Maintenant, on va approcher d'autres gens pour nous aider. Pour avoir un bon entretien hiver comme été, c'est environ 650 000 $», a mentionné M. Paré.
«Ce n'est pas vrai qu'on va avoir payé 25 % de 36 millions pour laisser dépérir une route», a-t-il conclu.