D’ici quelques jours,  les employés du Nouvelliste seront appelés à prendre leur destinée en main en créant officiellement leur coopérative de solidarité.
D’ici quelques jours, les employés du Nouvelliste seront appelés à prendre leur destinée en main en créant officiellement leur coopérative de solidarité.

Projet de coopérative de solidarité: les deux syndicats du Nouvelliste s’engagent pour 108 000 $

Trois-Rivières — Le projet de coopérative de solidarité du journal Le Nouvelliste vient d’obtenir un appui de taille avec un engagement financier de 108 000 $ en provenance des syndicats de l’information et de la publicité du Nouvelliste.

Il s’agit là d’un geste particulièrement significatif afin d’assurer la pérennité du média. «La plus belle action qu’on peut faire en tant que regroupement syndical est justement d’injecter de l’argent parce qu’on croit à ce projet de coopérative. On pense que c’est un modèle garant de succès dans l’avenir», a indiqué Louis-Simon Gauthier, président du Syndicat de l’information du Nouvelliste.

On sait que des projets de coopérative ont déjà vu le jour dans certains médias locaux mais jamais de cette envergure. «Il ne faut pas oublier que le Groupe Capitales Médias est la plus importante entreprise de presse dans les régions du Québec. Il dessert plus de 4 millions de lecteurs uniques par mois. On va chercher aussi des gens à Montréal et partout dans le monde pour qui c’est le seul moyen de rester connectés avec leur milieu. Pour un projet média, c’est du jamais-vu selon moi mais il y a des exemples récents et ils ont été des réussites», a-t-il ajouté.

Le temps presse, surtout que le 6 novembre demeure pour l’instant la date butoir où le syndic en charge de la liquidation de Groupe Capitales Médias doit décider de l’identité du futur repreneur. C’est dans ce contexte que les employés du Syndicat de l’information du Nouvelliste et du Syndicat du service de la publicité 1982 inc (qui regroupent en tout 48 membres) ont voté unanimement pour un engagement financier totalisant 108 000 $ afin de favoriser le démarrage de la coopérative et démontrer le sérieux du projet. «C’est un gros montant mais ça vaut la peine car Le Nouvelliste est l’un des journaux qui se distinguent au pays et qui va relativement bien dans le domaine des médias imprimés», a précisé M. Gauthier.

D’ici quelques jours, les employés du Nouvelliste seront appelés à prendre leur destinée en main en créant officiellement leur coopérative de solidarité. «On est confiant d’aller chercher plusieurs centaines de milliers de dollars pour nous aider à démarrer le projet. Dans les autres villes, les gens aussi s’activent pour amasser de l’argent, auprès des syndicats notamment, mais aussi via des subventions, des garanties de certaines entreprises, les lecteurs et la population. On croit au projet, on le fait pour garder nos emplois mais on le fait aussi pour les communautés dans lesquelles nous sommes impliqués», a-t-il rappelé.

Rappelons que la campagne de contribution volontaire «Je coopère pour Le Nouvelliste», qui vise à soutenir financièrement le démarrage de la coopérative, se poursuit. Les citoyens sont invités à remplir un formulaire qui les engage à contribuer au montant de leur choix.

«Nous tenons à remercier les gens qui nous appuient. Et pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, nous les invitons à visiter la page coopmonjournal.com pour nous épauler. Il ne faut pas oublier que nous nous dirigeons vers une année charnière, soit le 100e anniversaire du Nouvelliste. On a trop mis de cœur dans cette aventure pour que ça s’arrête avant», a-t-il conclu.