Le site LaPrade fait l’objet de discussions à la Ville de Bécancour pour l’implantation du fameux incubateur.

Printemps chaud à Bécancour

Bécancour — Même si le lock-out à l’ABI vient assombrir l’activité économique à Bécancour, le maire Jean-Guy Dubois s’active néanmoins à faire avancer différents dossiers, dont celui de son fameux incubateur. Et après avoir été écarté au profit d’une implantation dans la partie ouest du parc industriel, sur la rue Jean-Demers, voilà que le vieux scénario du site LaPrade refait surface plus que jamais, au point où des discussions s’intensifient pour une possible acquisition de bâtisse.

Jeudi, une rencontre a même eu lieu «pour décider de quelle façon on se positionne». «On arrive à la fin du processus et en avril 2018, il faut que ce soit réglé et final», a prudemment indiqué celui qui veut éviter de créer de faux espoirs. Car il y a quatre ans, des négociations étaient menées entre la Ville et le propriétaire concernant le site LaPrade.

Du même souffle, le premier magistrat admet qu’un ensemble de facteurs est à considérer avant de trancher la question. Entre autres, le bâtiment convoité abrite déjà deux entreprises, Airex et PureSphera. Or, l’expansion potentielle de cette dernière fait partie de l’équation.

Par ailleurs, le montage financier favorise l’achat ou la construction d’une infrastructure et non la location. Et encore là, une mise en chantier est synonyme d’appels d’offre, de travaux préliminaires et de considérations environnementales, ce qui représente une option plus compliquée.

De plus, non seulement l’emplacement du futur incubateur n’est pas encore définitif, mais sa vocation, qui devait être environnementale, pourrait bien évoluer vers un caractère plus agricole.

«On est en train de regarder tout ça. Ça peut prendre encore une couple de semaines pour être vraiment fixé», avoue M. Dubois.

Et tout ce brassage d’idées survient au moment même où la Ville se questionne sur son modèle de gestion du développement économique alors que son entente avec IDE Trois-Rivières vient à échéance. Le maire avance même la création prochaine d’une corporation de développement pour sa municipalité, histoire d’avoir une ressource entièrement dédiée à la cause.

Et c’est sans compter des odeurs de projets qui flottent sur Bécancour en matière de bitcoins et de cannabis. «C’est extrêmement effervescent à tout point de vue», a-t-il conclu.