Le Port de Trois-Rivières a connu une année record en 2018.

Port de Trois-Rivières: tonnage record en 2018

Trois-Rivières — En 2018, le Port de Trois-Rivières a manutentionné 3,8 millions de tonnes métriques (MTM) de marchandises. Non seulement s’agit-il d’une hausse de 47 % par rapport à 2017, mais ce résultat constitue un nouveau record, éclipsant le trafic de 3,7 MTM atteint en 2014.

Tandis que le trafic de vrac liquide est demeuré stable à près de 300 000 tonnes, ceux du vrac solide et des marchandises générales ont connu une forte hausse passant respectivement de 2,2 MTM à 3,1 MTM et de 73 000 TM à 346 000 TM. Au total, c’est 256 navires qui ont accosté au Port, dont 24 de croisière.

«Les installations du Port, modernisées dans le cadre du plan de développement Cap sur 2020, ont livré leur plein potentiel au cours de l’année 2018. Par exemple, le terminal de marchandises générales, inauguré en début d’année, a été rapidement mis en fonction et son utilisation a été nettement supérieure à nos prévisions. Mais le Port doit aussi cette année record à ses partenaires et aux travailleurs qui n’ont pas ménagé leurs efforts. Je tiens à les remercier pour leur indéfectible contribution», a commenté Gaétan Boivin, président-directeur général de l’Administration portuaire de Trois-Rivières (APTR).

Dans son bilan de début d’année, celui-ci a rappelé que le Port de Trois-Rivières, la Ville de Trois-Rivières ainsi qu’Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDETR) avaient accueilli en juin 2018 une délégation internationale comptant près de 100 participants. Cet évènement a été organisé dans le cadre du congrès annuel de l’Association internationale Villes et Ports. Cette visite fut l’occasion pour les participants de découvrir les efforts entrepris par la Ville et le Port pour mettre en valeur la zone riveraine de Trois-Rivières.

Et en août 2018, l’APTR a mandaté la firme Cible Recherche pour effectuer un sondage auprès de la population trifluvienne. Plus de 500 personnes ont répondu au sondage par voie téléphonique ou Internet. En plus d’être reconnus comme un moteur de développement économique vital pour la Mauricie, les répondants apprécient la croissance actuelle du Port et reconnaissent qu’il présente de bonnes perspectives d’avenir.

Les répondants ont également souligné qu’ils souhaitent voir davantage de navires de croisière faire escale à Trois-Rivières et que le Port développe les propriétés qu’il possède au centre-ville pour en faire du développement commercial, résidentiel ou récréotouristique. Or, le Port avait déjà intégré ces éléments dans son plan Cap sur 2030 lancé le 10 octobre 2018.

En plus de poursuivre les investissements dans les infrastructures portuaires, le plan Cap sur 2030 vise à pleinement déployer le potentiel du caractère urbain du Port. Reposant sur les principes du développement durable, le plan s’articule autour de la vision : « Être un port urbain innovant, générateur de croissance, au cœur d’une chaîne logistique compétitive ».

La conclusion d’ententes de collaboration marque la première étape du déploiement de ce nouveau plan. D’abord, avec IDETR, trois secteurs d’intervention conjoints ont été identifiés, la zone industrialo-portuaire, les croisières internationales et la zone riveraine près du centre-ville, et déjà, des ressources des deux organisations ont amorcé des travaux.

Avec l’Administration portuaire de Montréal, l’APTR a ratifié une entente de collaboration axée sur le partage d’information ainsi que l’échange d’intelligence et de bonnes pratiques.

L’entente permettra à terme d’augmenter la productivité, la compétitivité, l’efficacité et la sécurité des services et des procédures portuaires des deux administrations. Quatre axes de travail sont ciblés soit, les opérations maritimes, la gestion environnementale, la logistique portuaire et les relations ville-port.

«Le Port de Trois-Rivières peut s’appuyer sur des bases solides pour réaliser le plan Cap sur 2030 et c’est avec enthousiasme que nous amorçons sa mise en œuvre avec la collaboration de nos partenaires», a conclu M. Boivin.