Plus d'employeurs, moins de visiteurs au Salon de l'emploi

La troisième édition du Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat de Shawinigan a atteint un nouveau plancher, mercredi au Centre Gervais Auto.
Après avoir accueilli 2200 visiteurs en 2014 et 1800 l'an dernier, l'organisation a comptabilisé 1300 chercheurs pour ce rendez-vous.
Comme en 2015, 73 exposants s'entassaient sur le plancher, dont 56 employeurs, la meilleure participation depuis le début de cette initiative. Outre l'accès aux quelque 600 postes offerts, les visiteurs pouvaient aussi consulter diverses ressources en employabilité, en entrepreneuriat et en formation.
La baisse de participation ne semblait pas trop inquiéter Véronique Gagnon-Piquès, conseillère en communication à la Ville de Shawinigan.
«D'un autre côté, on peut se dire qu'il y a peut-être plus de monde en emploi», fait-elle remarquer. «De toute manière, avoir 1300 personnes qui viennent à un salon de l'emploi, c'est beaucoup de candidatures pour les entreprises. Les exposants étaient très contents des candidatures qu'ils recevaient. Le maillage est réussi.»
Nemaska Lithium participait à son tout premier salon de l'emploi à Shawinigan. Jacinthe Cloutier, directrice commerciale pour Emploi Compétence, était déléguée par l'entreprise pour cette journée de recrutement. Pour elle, il s'agit d'une expérience concluante, utile également pour publiciser la rencontre d'information prévue le 12 novembre, à la Maison de la culture Francis-Brisson.
«C'est un très beau salon, bien organisé», partage-t-elle. «Nous recherchons des opérateurs d'expérience dans la transformation chimique. Nous avons une trentaine de postes en phase 1.»
L'Agence Engage-moi célébrait, mercredi, sa première semaine d'existence à Shawinigan. Cette participation au salon de l'emploi a aussi comblé son propriétaire, Patrick Bronsard. 
L'entreprise se spécialiste dans la location de personnel pour de courtes périodes. «La réponse a été très bonne», sourit-il. «Nous étions trois et on ne fournissait pas entre 13 h et 15 h 30! Nous avons reçu une centaine de CV pour quarante postes disponibles.»
Se faire connaître
L'augmentation du nombre d'employeurs donne un indice de leur appréciation de ce salon au fil des années. Alexis Doucet, directeur général chez Shalwin, rappelle que cette entreprise fait partie des pionnières qui souhaitaient la présentation de cette activité à Shawinigan. À cette troisième édition, il peut en mesurer l'impact.
«On cherche de la notoriété», explique-t-il. «Shalwin existe depuis 61 ans et on s'est rendu compte que jusqu'à il y a cinq ou six ans, nous étions très peu connus. Quand les gens cherchent un emploi, leur premier réflexe est de poser leur candidature dans des compagnies qu'ils connaissent.»
«L'an dernier, nous sommes arrivés ici avec huit postes à combler», illustre M. Doucet. «Dès la semaine suivant le salon, nous en avions comblé six. La répercussion est exceptionnelle.»
Même enthousiasme du côté de la Coopérative de solidarité d'aide à domicile de l'Énergie, qui ne ratera jamais ce rendez-vous compte tenu des immenses besoins de main-d'oeuvre. Le directeur général, Guy Baillargeon, souligne que ce salon donne une grande visibilité à son organisation qui, de son propre aveu, demeure peu connue.
«On revient toujours du salon de l'emploi avec un lot de candidatures», se réjouit-il. «Nous avons énormément de besoins. Le vieillissement de la population se manifeste chez nous comme ailleurs.»
M. Baillargeon compte actuellement sur une quarantaine d'employés et il devrait en engager deux fois plus pour répondre à la demande de services.
Également fidèle au rendez-vous, Bionest offrait des postes à la comptabilité, au service après-vente, à l'analyse des systèmes et comme magasinier.
«Ça nous permet de rencontrer des candidats intéressants», partage Nathalie Trudel, responsable des ressources humaines. «Ça donne l'occasion aux gens de s'exprimer davantage sur leur expérience de travail, sur ce qu'ils recherchent.»
Pour cette troisième édition, l'organisation avait décidé de nommer une entreprise marraine. Le choix s'est arrêté sur la microbrasserie Le Trou du diable et son président, Isaac Tremblay, lançait la série de mini-conférences en après-midi.
«L'emploi m'a toujours tenu à coeur», raconte-t-il. «On parle souvent de développement économique avec des statistiques, mais à la base, ce qui compte, c'est l'emploi. C'est ce qui change la vie d'une personne.»
«J'ai déjà été sans emploi et je sais le stress que ça cause», enchaîne-t-il. «Mais il faut garder espoir, parce qu'il existe un paquet d'entreprises désespérées de trouver des employés!»
Le Trou du diable s'attend à brasser 15 000 hectolitres de bière en 2016, une production qui multipliera par 37 celle de la première cuvée en 2005. L'entreprise emploie une centaine de personnes et à court terme, elle recherche un chef cuisinier, des manoeuvres à l'embouteillage, du personnel de vente et des adjoints administratifs.