Robert Lalonde

Plus de 600 km de fibre à déployer dans la MRC de Maskinongé

LOUISEVILLE — Les subventions accordées lundi par les gouvernements québécois et canadien pour le déploiement de la fibre optique en territoire rural permettront de desservir plus de 5200 foyers au sein de la MRC de Maskinongé.

Uniquement pour le dossier de Maskicom, le projet de la MRC de Maskinongé, quelque 4900 foyers seront branchés à la fibre optique d’ici 2019. Quelque 600 kilomètres de fibre devront être posés au cours de 2018 après que les ingénieurs auront arpenté chaque municipalité afin d’identifier les poteaux qui devront être utilisés pour la fibre et pour cibler les pépins qui pourraient se trouver sur leur route.

«Le réseau va partir de la fibre dorsale qui appartient à la MRC de Maskinongé, explique le préfet, Robert Lalonde. La fibre dorsale est dans chaque Municipalité. Par exemple, chez nous à Saint-Léon-le-Grand, la fibre dans Saint-Léon sera alimentée par la fibre de la municipalité.»

Maskicom est une entité qui a son propre conseil d’administration. M. Lalonde en est le président et le directeur général. Il confirme que l’organisme détient la licence d’exploitation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

«C’est Maskicom qui est le fournisseur d’Internet haute vitesse. Les ingénieurs, l’installation de la fibre, le service à la clientèle, tout ça est en sous-traitance et tout est réglé.»

M. Lalonde insiste sur la nécessité de fournir une qualité de service Internet et une qualité de service à la clientèle lorsque le signal sera en fonction.

«Rien n’a été fait à la légère dans ce dossier. C’est pensé, défini, conçu. Les gens vont pouvoir être rassurés qu’il y aura un très bon service. On va y aller intelligemment. On va fibrer une municipalité à la fois. Et on va aller dans les rangs, autour des lacs, dans les coins plus montagneux. C’est ça qu’on veut. Quand on aura fini, on va couvrir 98 % du territoire, incluant les périmètres urbains qui ont déjà le service. Les citoyens de deuxième zone, c’est terminé», insiste le préfet.

Saint-Barnabé est la seule municipalité à ne pas être incluse dans Maskicom. L’administration locale a décidé de présenter un projet en partenariat avec l’entreprise Sogetel pour brancher plus de 100 foyers dans les rangs 1, 2, 3, Saint-Joseph et Grande Rivière.

Le projet de Saint-Barnabé totalise 373 434 $. De cette somme, 232 558 $ seront remis en subventions provinciale et fédérale.

Michel Lemay

«On a une entente avec Sogetel qui indique que la Municipalité doit payer environ 120 000 $ sur cinq ans si on n’a pas de subvention. Mais la Municipalité ne paiera pas un sou parce qu’on a des subventions. La différence de 140 000 $, c’est Sogetel qui fait un investissement, car la compagnie va vendre des forfaits: on a fait un sondage auprès des gens qui n’ont pas le service et 70 % des gens étaient prêts à accéder à la fibre», indique Michel Lemay, le maire de Saint-Barnabé.

Les 25 kilomètres de fibre nécessaires à ce projet ont été déployés. Il restera à raccorder les résidences, ce qui devrait se faire d’ici la fin de 2018.

«La subvention est une très bonne nouvelle, ajoute M. Lemay. Ça fait longtemps qu’on a des demandes de producteurs agricoles qui ont maintenant des technologies avancées, des gens avec des bureaux à la maison, des étudiants avec des travaux en ligne.»

Ce projet permettra à la presque totalité des citoyens de Saint-Barnabé d’avoir accès à Internet haute vitesse par la fibre optique. Il restera à brancher une quinzaine de résidences situées dans le secteur du chemin Bernard et du chemin du Coteau. Ces dernières sont toutefois comprises dans le projet de Bell Canada qui desservira aussi le secteur de Saint-Thomas-de-Caxton. Le projet de 628 000 $ permettra de brancher 229 foyers. Les gouvernements du Canada et du Québec remettent chacun 99 000 $ en subventions.