Le nouveau commissaire industriel à la Ville de Bécancour, Pierre Michel Auger, le directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly, et le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Pierre Michel Auger devient commissaire industriel à Bécancour

Bécancour — Dans le cadre de son entente avec Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières, la Ville de Bécancour a maintenant un nouveau commissaire industriel à temps plein, soit Pierre Michel Auger.

L’annonce a eu lieu dans le cadre du déjeuner-causerie du maire Jean-Guy Dubois tenu mercredi à Gentilly, au tout nouveau restaurant Pur Sang Steakhouse, sur le site du Complexe équestre. 

D’ailleurs, l’ancien député de Champlain a vécu dans ce village de 1975 à 1980. «C’est un beau défi, un beau mandat. Je ne suis pas un inconnu, j’ai passé une partie de ma vie ici à Gentilly même. Et il ne faut jamais oublier que le développement industriel et commercial de Bécancour se fait en collaboration parce que vous avez déjà des intervenants économiques sur le terrain, si je pense au CLD ou encore à la SPIPB. C’est vraiment un travail en complément et en collaboration. J’ai déjà rencontré tout le monde pour faire en sorte qu’on puisse établir clairement qui fait quoi, jusqu’où on va pour qu’on puisse travailler ensemble pour justement développer la Ville de Bécancour», a-t-il confié en point de presse.

Et non seulement connaît-il le secteur, les intervenants et le parc industriel où son père a travaillé pendant 25 ans, mais comme élu, il rencontrait régulièrement des entrepreneurs pour des besoins d’expansion ou de relève. «C’est exactement le même travail que je vais faire, sauf que ça va être à temps plein», précise celui qui portera une attention particulière au développement du parc industriel Jean-Demers et du site LaPrade. 

Dans ses nouvelles tâches,
M. Auger admet qu’il aura à travailler en collaboration avec les ordres de gouvernement fédéral et provincial et «à rencontrer mes anciens collègues ou de futurs collègues, je ne sais pas trop». Interrogé à savoir s’il mettait une croix à la vie politique, il a répondu que «pour l’instant, je suis commissaire industriel à la Ville de Bécancour, j’ai dit que je m’en venais ici pour faire un travail, pour relever un défi, pour un mandat spécifique et je suis là».

C’est son nouveau patron, le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly, qui l’a présenté officiellement. Celui-ci a profité de l’occasion pour rappeler le lien qui unit les deux Villes, évaluant à plus d’un demi-milliard de dollars les retombées en salaires et biens/services qui transigent par le pont Laviolette. Et «malgré la période de turbulence liée à des conjonctures qui nous dépassent», la zone économique naturelle se porte bien, dit-il, en termes de PIB, de ratio entrepreneurial et de taux de chômage, parlant même de 20 projets actifs.

«On n’est pas en train de mourir à Bécancour. Mais au niveau de la température économique, on voyage dans les extrêmes», a déclaré Jean-Guy Dubois qui, d’une part, voit ProjetBécancour.ag avancer, avec ses 1,3 milliard d’investissements, et d’autre part, se bute au lock-out à l’ABI et à la fermeture de Sural.

D’ailleurs, il a évoqué «nos guerres 14-18» pour décrire les défis des quatre dernières années où la Ville est passée «du surf à la rame». «Ce fut une période de tâtonnements, essais et erreurs, avec un chantier économique qui a connu un demi-succès, un projet d’incubateur qui s’est promené et qui a changé de grosseur, un Fonds de diversification économique, fait pour nous autres, mais dont on n’a pas vraiment profité en raison de notre infrastructure. On a surfé pendant longtemps sur les grandes entreprises, mais avec des vents contraires, il faut ramer plus fort ensemble pour aller à la même vitesse», a lancé le premier magistrat.

Impliquée dans des investissements de 28 millions de dollars pour le traitement des eaux usées, la fibre optique et les projets domiciliaires, la Ville doit veiller, dit-il, à son niveau d’endettement, et ce, dans un contexte d’une baisse de l’évaluation industrielle.

Pour 2019, le conférencier du jour est heureux d’annoncer la concrétisation du motel industriel évolutif, l’arrivée de trois nouvelles entreprises et l’ouverture du Complexe équestre. 

Guerre au plastique, gestion des eaux usées, analyse de la consommation électrique, et politique de l’arbre, volet résidentiel: voilà ce qui retiendra l’attention du côté de l’environnement et du développement durable.

Outre le déploiement de la fibre optique, il y aura une étude sur la couverture cellulaire. À cet effet, mercredi, à la séance régulière du conseil des maires de la MRC de Bécancour, l’offre de services professionnels de l’entreprise Origin, à la hauteur de 17 500 dollars avant taxes, a été retenue pour évaluer les différentes solutions technologiques et leurs coûts associés suite à l’évaluation de la couverture sur l’ensemble du territoire des 5 MRC du Centre-du-Québec.

Le conférencier du jour veut aussi miser sur la qualité de vie alors que sa municipalité figure avantageusement sur les divers indices de bonheur pour son accessibilité à la propriété, son bas niveau de taxes, sa sécurité et la robustesse de son économie. «On veut faire de Bécancour une Ville attractive en 2019», a fait savoir celui qui envisage une rencontre citoyenne en mars prochain.

Selon lui, la gestion municipale est dans un profond virage. «On roule électrique, on mange bio, on développe durable, on gère circulaire, on décide participatif, on pédale, on marathonne, on vit vert, on rêve bleu», a-t-il énuméré en conclusion.