Le stade de football du Cégep de Trois-Rivières fait l’objet de travaux dépassant les 1,8 million $.

Permis de bâtir: le retard se creuse avec 2018

TROIS-RIVIÈRES — Selon le rapport mensuel sur les permis de construction émis à la Ville de Trois-Rivières, le retard se creuse avec les résultats de l’an dernier alors que depuis le début de l’année, leur valeur est inférieure à 89 millions de dollars contre plus de 145 millions de dollars pour les cinq premiers mois de 2018. Seulement en mai, elles dépassaient 38,2 millions l’année passée contre 31,4 millions de dollars le mois dernier.

À lui seul, l’agrandissement du Centre de métallurgie du Québec est évalué à près de 3,5 millions de dollars. Autre installation relevant du Cégep de Trois-Rivières, le stade de football fait l’objet de travaux de réfection qui dépassent les 1,8 million de dollars.

Du côté de l’Académie des Estacades, la Commission scolaire du Chemin-du-Roy investit plus de deux millions de dollars pour le remplacement du système de réfrigération de la patinoire et 470 000 dollars pour rénover l’enveloppe extérieure de l’école.

À l’UQTR, un permis d’une valeur de plus de 1,3 million de dollars a été émis pour l’aménagement d’un terminus et de deux carrefours giratoires et un autre pour la réfection de la chaussée et des trottoirs sur le chemin Michel-Sarrazin, au coût de 500 000 dollars.

Réaménagement de l’imagerie médicale (618 000 $) au 1191, boulevard du Carmel, construction d’un petit centre commercial, incluant un restaurant, au 1130, boulevard Thibeau (740 000 $), construction d’un immeuble commercial de trois étages au 1175, rue Bellefeuille, pour un commerce au rez-de-chaussée et six logements (plus de 1,2 million $), et aménagement intérieur à la Banque nationale du boulevard des Forges (857 000 $): voilà d’autres travaux à signaler en mai 2019 à Trois-Rivières.

Par ailleurs, les données mensuelles de la Société canadienne d’hypothèques et de logement traduisent également une diminution des mises en chantier depuis le début de l’année dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières, soit 243 de janvier à mai 2018 contre 204 pour les cinq premiers mois de 2019. Pour un mois de mai, c’est toutefois stable avec des résultats comparatifs de 66 et 64.

Cependant, le rythme de la construction résidentielle demeure élevé d’un point de vue historique, en particulier dans le segment des unités destinées au marché locatif (119 en 2019 contre 52 en 2018, pour les cinq premiers mois de l’année).

«Malgré la faible croissance de la population dans la région de Trois-Rivières, le vieillissement de la population ainsi que le faible taux d’inoccupation sur le marché locatif continuent de stimuler les mises en chantier dans ce segment», observe la SCHL.