Jean Boulet, député de Trois-Rivières, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie était de passage à La Tuque en compagnie de la députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif.

Pénurie de main-d'œuvre: «Ça me sensibilise aux préoccupations du secteur forestier»

LA TUQUE — Le député de Trois-Rivières, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, était de passage en Haute-Mauricie, mardi, dans le cadre de sa tournée des différentes circonscriptions de la région. Il a rencontré les dirigeants de la coopérative forestière, de Remabec et de la Municipalité. Il a été question, notamment, de pénurie de main-d’œuvre.

«Je me promène pour être à l’écoute des organismes communautaires, des entreprises, peu importe leur secteur d’activité», a indiqué le ministre Boulet.

Ce dernier indique qu’il est là principalement pour «écouter, entendre et rencontrer» les gens sur le terrain.

«Ça me sensibilise beaucoup aux préoccupations du secteur forestier, notamment la rareté de main-d’œuvre, les droits de coupe… On a discuté beaucoup de stratégie pour combler les problèmes de rareté de main-d’œuvre. On le vit dans tous les secteurs d’activités et dans toutes les régions du Québec. C’est intéressant de faire ça avec le monde sur le terrain», a-t-il indiqué.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a discuté des solutions avec les gens qu’il a rencontrés notamment de la valorisation des emplois en milieu forestier et de la main-d’œuvre autochtone.

«Il y a un bassin de main-d’œuvre autochtone disponible ici. D’ailleurs, à la coopérative, ils en étaient très conscients. Ils puisent dans ce bassin de main-d’œuvre qui n’est pas suffisamment représenté. […] Il y a aussi la valorisation des emplois dans le domaine forestier. Il faut intéresser nos jeunes à ce travail. Il y a un problème aigu de main-d’œuvre dans un secteur qui est prioritaire à La Tuque», a-t-il commenté.

Le ministre Boulet a également rencontré les gens de Remabec. Rappelons que l’usine de sciage de Parent a dû réduire ses activités récemment. Le sujet était d’ailleurs un point à l’ordre du jour.

«On m’a sensibilisé effectivement à ces enjeux-là», a souligné le ministre Boulet.

Ce dernier s’est dit très heureux de poursuivre sa tournée à La Tuque en compagnie de la députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif.

«On travaille ensemble depuis l’élection. Je peux vous assurer qu’elle est extrêmement dédiée à la défense des intérêts et des préoccupations des personnes de son comté. Elle était très heureuse de m’accueillir ici à La Tuque», a indiqué M. Boulet.

Le ministre s’est aussi rendu à l’hôtel de Ville de La Tuque pour discuter des enjeux du milieu latuquois. La Municipalité a profité de son passage pour lui remettre un exemplaire du mémoire rédigé pour le gouvernement du Québec qui revendique plus d’autonomie financière pour l’agglomération de La Tuque.

«Il a dit qu’il prendrait le temps de lire notre mémoire pour comprendre les enjeux auxquels nous devons faire face […] J’ai pris le temps de lui expliquer que notre objectif n’est pas de demander simplement de l’argent, mais de trouver ensemble des solutions qui nous aideront à relever les défis économiques importants que nous avons. On ne veut pas simplement de l’argent, on veut de l’autonomie, de la pérennité et un pacte fiscal avec le gouvernement qui reconnaît notre réalité particulière», souligne le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.