Le promoteur Bryan Tranquille était visiblement heureux de voir le chantier se mettre en branle pour les 25 unités de condos résidentiels de luxe, Le 8 Duplessis.

Pelletée de terre de 6,5 millions de dollars

Trois-Rivières — Même si le projet du complexe Le 8 Duplessis en est à l’étape de la première pelletée de terre, pas moins de 22 des 25 condos résidentiels de luxe ont déjà trouvé preneur pour le mois de juillet 2018.

Depuis lundi, les nombreuses personnes qui traversent le pont Duplessis à Trois-Rivières peuvent d’ailleurs voir le chantier s’activer à la limite du secteur madelinois. Et c’est par un investissement de 6,5 millions de dollars que le promoteur Bryan Tranquille rendra possible la construction de cet immeuble de six étages avec ossature de bois, fabriqué en usine par une entreprise de la région, Barrette Structural.

«Notre immeuble sera d’allure contemporaine avec garage intérieur, élévateur, piscine extérieure et une marina privée en bordure de la rivière Saint-Maurice, au pied du pont Duplessis, à quelques minutes de l’Amphithéâtre Cogeco et du centre-ville de Trois-Rivières», a-t-il commenté, évoquant la qualité de vie comme argument de vente et témoignant de clients qui effectuent un retour dans la région.

Celui-ci avait déjà injecté une somme de 3,5 millions de dollars dans la transformation du bâtiment existant sur la rue Fusey, qui avait déjà abrité, entre autres, le Carrefour jeunesse emploi. En se portant acquéreur de la bâtisse et du vaste terrain adjacent en 2015, M. Tranquille souhaitait alors que les espaces soient entièrement occupés par ce même organisme ou, encore, une pharmacie.

Mais puisqu’aucun de ces scénarios ne s’était concrétisé, l’homme d’affaires avait plutôt opté pour la création de condos à louer et à vendre aux deuxième et troisième étages. Aujourd’hui, l’endroit compte 12 unités de condos et un espace commercial. 

Pour sa part, le maire sortant Yves Lévesque a souligné cet engouement pour le bord de l’eau et la restauration de ce secteur situé à proximité d’un axe routier qu’il juge fort intéressant. «Il se passe de belles choses du côté du Cap», a-t-il déclaré en procédant à la cérémonie d’usage.

Selon lui, la Ville de Trois-Rivières est sur le point de battre un record au niveau de la valeur des permis de construction, qui risque de frôler les 300 millions de dollars.

«Depuis la fusion municipale, la moyenne est de 240 millions de dollars contre 85 millions de dollars avant la fusion. Nous sommes sur une erre d’aller», a conclu celui qui ne manque pas de rappeler que le taux de chômage n’a jamais été aussi bas.