Les activités du deuxième Sommet international de l’innovation en villes médianes ont officiellement été lancées jeudi matin, à Espace Shawinigan. De gauche à droite: Daniel Côté (vice-président de l’UMQ), Hélène Simard (coordonnatrice du SIIViM), Denis Thuriot (maire de Nevers et cofondateur du SIIViM), Michel Angers (maire de Shawinigan et cofondateur du SIIViM) et Marie-Louise Tardif (députée de Laviolette - Saint-Maurice).

Pas d’innovation sans connectivité

Shawinigan — L’Union des municipalités du Québec a profité de la conférence de presse d’ouverture de la deuxième édition du Sommet international de l’innovation en villes médianes pour presser les gouvernements de régler une fois pour toutes la desserte en téléphonie cellulaire et d’internet à haute vitesse pour tous les territoires.

«Il serait temps que nos façons de faire soient liées à la vie d’aujourd’hui», suggère Daniel Côté, maire de Gaspé et vice-président de l’UMQ. «Nous avons d’importantes attentes pour collaborer à l’accélération du chantier d’internet à haute vitesse. Tout le territoire devrait être connecté.»

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation s’est déplacé à Shawinigan, le 18 octobre, pour lancer l’appel de projets Régions branchées et son enveloppe de 100 millions $. Pierre Fitzgibbon a été désigné président d’honneur du sommet de Shawinigan et il a discouru au banquet d’ouverture, mercredi soir. Jeudi matin, il était représenté par la députée de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif.

M. Côté se réjouit des intentions du gouvernement provincial, mais le temps presse, insiste-t-il.

«En date d’aujourd’hui, plusieurs régions du Québec ne sont pas branchées totalement à la fibre optique», répète-t-il en entrevue. «Le message que l’UMQ veut passer au gouvernement du Québec, c’est que nous souhaitons être un partenaire. S’il y a un frein quelconque, si quelque chose empêche le déploiement, dites-le, nous serons des facilitateurs pour le déploiement de la téléphonie cellulaire et d’internet haute vitesse. Si le Québec n’est pas branché, on perd de l’attractivité, de la connectivité avec le reste de la planète. On prend du retard.»

Le même enjeu est observé en France, souligne Denis Thuriot, maire de Nevers et cofondateur du sommet. «Il y a une volonté du gouvernement que l’ensemble du territoire soit couvert par le très haut débit d’ici 2023 au maximum», explique-t-il. «Il y a une prise de conscience. Nos citoyens exigent - et ils ont bien raison - d’avoir un bon débit.»

«Il existe donc un retard en France aussi, mais qui tend à être comblé», ajoute M. Thuriot. «C’est un sujet, aujourd’hui, qui a autant d’importance que l’accès à l’eau potable ou à l’électricité. La première zone d’intérêt, c’est de savoir comment peut-on être connecté. S’il n’y a pas de réponse, c’est compliqué. C’est beau avoir la qualité de vie, mais il faut offrir le travail aussi!»