L’ouverture officielle de la Distillerie du quai a eu lieu jeudi, en présence de Jean-François Rheault, directeur de la distillerie, Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour, Marc Hamel, copropriétaire et Steve Garceau, copropriétaire.

Ouverture de la Distillerie du quai: un nouveau gin fait à Bécancour

Bécancour — Les amateurs de gin peuvent désormais se procurer le Supersonic London dry gin, qui est vendu à la Distillerie du quai, dont l’ouverture officielle a eu lieu jeudi.

Il ne manquait que l’approbation de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour que la distillerie soit finalement inaugurée. Déjà, 900 bouteilles sont prêtes à être vendues dans le local situé dans l’ancienne Caisse populaire Desjardins du secteur Sainte-Angèle-de-Laval ainsi qu’en succursales de la SAQ.

«À partir d’aujourd’hui, on n’arrête plus. On produit, puis il faut combler les commandes, ce qui est un beau problème», commente Jean-François Rheault, directeur de la Distillerie du quai, qui a nécessité un investissement d’environ 800 000 $.

Le Supersonic London dry gin est fabriqué à partir d’une dizaine d’ingrédients, dont le principal est la feuille de lime kaffir. Parmi les autres, on compte de la racine d’angélique, de l’orange et du citron, qui contribuent au goût d’agrumes du produit. «On voulait que notre gin fit avec la plupart des cocktails, puis surtout en gin-tonic», explique M. Rheault, qui est accompagné de Jocelyn et Jean-Claude Barr, Marc Hamel, Steve Garceau et Émile Sauvé dans ce projet. La bouteille se vend au prix de 45,25 $.

De nombreux projets pour le futur

En plus de produire du gin en bouteille, l’équipe de la Distillerie du quai souhaite éventuellement commercialiser du gin tonic en canette au cours de la prochaine année. Le processus de production de ce gin tonic a été retardé par la faillite d’une entreprise avec qui la distillerie a fait affaire pour l’achat d’un appareil de production. «On a perdu pas loin de 3-4 mois», indique M. Rheault.

La Distillerie du quai s’est finalement retrouvée avec un alambic conçu en Pologne qui ne nécessite aucune installation de gaz propane ou de gaz naturel pour la production de gin. «C’est une autre fierté qu’on a, on est vert au complet ici, on n’a aucun combustible fossile dans la bâtisse», mentionne le directeur de la distillerie.

Les amateurs de spiritueux seront ravis de savoir que la Distillerie du quai pourrait prochainement produire des cocktails, de la vodka et même du whisky. Au courant des prochains mois, la succursale pourrait créer un ou deux emplois, tout dépendant de l’achalandage et de la demande.

La passion du directeur Jean-François Rheault pour la musique ne se voit pas seulement dans le décor de la distillerie parsemé d’images de groupes musicaux, mais également dans sa volonté d’organiser des spectacles intimes à même la succursale. À l’automne, des prestations de Simon Laganière et de Fred Fortin sont déjà confirmées. Les artistes qui se produiront à la distillerie pourront même repartir avec leur propre gin. «Quand l’artiste va être ici, on va diffuser le son sur l’alambic pendant le spectacle, donc l’artiste va avoir son lot de gin à lui».

Faire honneur à Sainte-Angèle

Les clients qui se présenteront à la Distillerie du quai auront non seulement droit à une visite des locaux de production, mais aussi à une exposition sur l’histoire de Sainte-Angèle-de-Laval, installée dans la voûte de l’ancienne caisse, dont il aurait été trop complexe de se départir. «C’est mon petit hommage personnel. On avait plusieurs idées [...], puis Sainte-Angèle revenait toujours», explique M. Rheault.

Originaire de ce secteur, le directeur de la distillerie a voulu contribuer à la revitalisation de son quartier d’enfance en ouvrant un commerce au cœur du village.

«J’ai grandi ici, puis si on recule d’une dizaine d’années, ça me désolait un peu, je trouvais ça plate de voir ce qui se passait ici, parce qu’il n’y avait pas grand-chose», affirme M. Rheault. C’est notamment l’ouverture du restaurant Ô Quai des brasseurs qui a encouragé M. Rheault à s’embarquer dans l’ouverture d’un tel commerce.

«On a L’Angélaine à côté, on a Bibi en face, la biodiversité...C’est un tout autre village, je trouve, depuis une dizaine d’années».

Il était donc impératif pour lui que ce projet se concrétise à cet endroit.

«Dans mon aventure, puis dans les premières notes de mon plan, c’était vraiment important de faire ça à Sainte-Angèle».