Lundi, Martin Lampron a livré des repas aux travailleurs de la clinique de dépistage de la COVID-19 située au centre de services Cloutier du secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières.
Lundi, Martin Lampron a livré des repas aux travailleurs de la clinique de dépistage de la COVID-19 située au centre de services Cloutier du secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières.

«On donne un coup de main»: des repas sur le bras de la Maison de débauche

Trois-Rivières — «On vit une crise. Des gens travaillent 18-20 heures par jour pour guérir les malades. On donne un coup de main.»

Le coup de main dont parle Martin Lampron, ce sont des dizaines et des dizaines de petits plats fournis gracieusement à des travailleurs de la santé par la Maison de débauche. À l’instar d’autres établissements de restauration qui contribuent à leur façon en donnant de la nourriture à des travailleurs impliqués dans le combat contre le coronavirus, le chef de ce restaurant trifluvien concocte des petits plats qu’il livre à des hôpitaux afin de remplir la bedaine de professionnels de la santé qui sont sur la ligne de front.

La direction de la Maison de débauche a lancé cette initiative la semaine dernière. Le restaurant a en stock des denrées qui ont servi à aider ses employés et leurs familles. La Maison de débauche a décidé d’étendre ce service d’aide aux gens qui travaillent dans le secteur de la santé.

Plus de 400 repas ont été donnés depuis le début de cette aventure. Et les gens ne mangent pas n’importe quoi: bœuf rôti, couscous de crevettes, pâtes primavera. Il y a même eu du filet mignon au menu!

«Il y a une personne responsable de la distribution et je veux la nommer: c’est Kathleen Ferland, conseillère-cadre en soins infirmiers. Elle s’occupe de la distribution des plats aux travailleurs qui ont affaire avec le virus. Si un concierge en a un, tant mieux! Il n’y a pas de gaspillage. Tout ce projet, ça m’occupe. On s’amuse avec ça et ça fait sourire les gens», mentionne M. Lampron.

La crise du coronavirus a des effets dévastateurs sur de nombreux secteurs d’activités économiques, dont la restauration. La Maison de débauche aurait pu se contenter d’endurer cette crise en attendant les jours meilleurs, elle qui a eu son lot de drames depuis un an avec un incendie en mai et un virus qui a rendu très malade en février le partenaire de Martin Lampron, Dany Bruneau.

«On fait ça, car il faut aider les gens pour vrai, souligne M. Lampron. Il faut redonner. Et Dany m’encourage!»