La superficie de l’usine ATrahan sera doublée d’ici avril 2019.

Olymel investira 110 millions $ à Yamachiche

YAMACHICHE — Ce n’est plus 80 millions $, mais bien 110 millions $ qu’Olymel investira d’ici 2019 à son usine de Yamachiche afin d’agrandir les lieux dans le but d’augmenter sa production, ce qui entraînera l’embauche de 360 travailleurs. Et le processus d’embauche se mettra en branle dès décembre 2018.

En 2016, le géant de l’agroalimentaire québécois avait annoncé en grande pompe son projet d’investissement à sa division ATrahan. Le projet prévoit l’agrandissement des installations qui passeront de 16 500 pieds carrés à 30 000 pieds carrés.

Les travaux ont débuté en mai avec l’objectif d’être conclus en avril 2019. Mais la direction sait déjà qu’elle devra allonger environ 30 millions $ de plus, soit une hausse de 37,5 % par rapport aux prévisions, sans bonifier le projet.

«Nous ne sommes plus dans les prévisions budgétaires, nous sommes dans le réel. Ce sont des ajustements normaux compte tenu de l’ampleur du projet», explique Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel.

La principale raison de cet investissement supplémentaire réside dans la capacité portante du sol. Yamachiche est reconnue pour son sol de type argileux. Olymel doit investir davantage pour installer plus de pieux qui soutiendront son usine. La mise à niveau du bâtiment actuel a aussi contribué à tirer l’investissement vers le haut.

Une salle d’expédition, une étable et une aire d’attente des porcs font entre autres partie du projet.

La prévision de miser sur des installations agrandies dès avril 2019 fait en sorte qu’Olymel amorcera l’embauche des 360 travailleurs recherchés dans un an. L’entreprise veut que les activités tournent rondement dès que l’agrandissement et les aménagements seront chose du passé: elle prévoit que la capacité d’abattage hebdomadaire passera de 18 500 à 36 000 porcs.

«Le recrutement des employés est planifié. Le début de l’embauche à la fin de 2018 est un échéancier très réaliste. Surtout avec le coefficient de difficulté de trouver un tel bassin de main-d’oeuvre à Yamachiche», raconte M. Vigneault.

Olymel travaille de concert avec les autorités locales pour trouver des solutions favorisant le recrutement de personnel. Elle est ouverte à l’idée d’embaucher des travailleurs immigrants et a même lancé au printemps 2016 un programme interne qui incite les employés à aider leur employeur à trouver de nouvelles paires de bras, mentionne le porte-parole.

«Nous avons plus de 11 500 employés chez Olymel. Avec notre programme de référencement de nos employés actuels, on récompense les employés qui nous réfèrent des gens. Si le nouvel employé reste en emploi après trois mois, l’employé qui nous l’a référé reçoit 250 $. Si le nouvel employé est là au bout d’un an, l’employé qui nous l’a référé reçoit un autre montant de 250 $. C’est un programme qui marche très bien. Plus de 200 employés ont profité de ce programme et ils peuvent nous référer deux, trois, quatre personnes.»

Le portrait d’une région avec une bonne demande de main-d’oeuvre s’ajoute aux autres défis d’une entreprise de la taille d’Olymel. La compagnie doit gérer des projets d’expansion en même temps qu’elle assiste à de nombreux départs à la retraite. Toutes ces réalités du marché du travail font en sorte qu’Olymel est en constante recherche de personnel. «On fait des efforts dans toutes nos usines, car on est en croissance partout. On a le défi numéro 1 de trouver des bassins d’emploi dans lesquels on peut trouver de la main-d’œuvre. Et on a des solutions pour chaque problème qui se pose. Yamachiche est un défi considérable, mais on a confiance de le relever: c’est bien situé entre Montréal et Québec, c’est situé le long de l’autoroute 40 et on est proche de nos fournisseurs. Si on ne réussit pas, on abandonne un projet de croissance. Ce n’est pas pour rien qu’on met tous les efforts pour que ça marche.»

ATrahan a toujours besoin d’employés. Le salaire d’entrée est de 14,10 $ l’heure. Le salaire moyen pour le secteur de la production est de 17,13 $ l’heure.

Selon Olymel, plus de 50 % de son personnel compte plus de 10 ans d’ancienneté.