D'ici environ un an, Place Cascade sera méconnaissable à la suite de l'intervention de son nouveau propriétaire, la firme immobilière Olymbec.

Olymbec s'apprête à donner un grand coup à Shawinigan

Un an après avoir acquis Place Cascade, la firme immobilière Olymbec s'apprête à lancer des travaux majeurs qui donneront un tout nouveau visage à la porte d'entrée du centre-ville de Shawinigan.
Marc Laliberté, directeur des opérations de l'entreprise en Mauricie, préfère attendre l'émission des permis requis par la Ville avant de dévoiler l'ampleur des investissements prévus. Mais il ne cache pas que la transformation s'annonce spectaculaire.
«Nous allons faire une nouvelle façade, sur l'avenue de la Station, qui va être très impressionnante», prévoit M. Laliberté. «Quand nous aurons terminé, le bâtiment sera méconnaissable.»
Olymbec a acquis cette vaste propriété d'une compagnie à numéros établie à Côte-Saint-Luc et présidée par Jacques Zagury en janvier 2016. Elle a payé 825 000 $ pour un immeuble évalué à 1 885 200 $, qui avait perdu 12 % de sa valeur par rapport au rôle d'évaluation précédent. 
Il faut dire qu'au cours des dernières années, la Banque Nationale, les consultants Mesar, la Société des alcools du Québec, Musique Daniel Côté, ICO Technologies et Shawinigan Informatique ont déserté l'endroit, qui n'est présentement occupé que par un salon de coiffure. Des locaux sont également utilisés à des fins d'entreposage.
«C'est un bâtiment qui a été fort négligé depuis plusieurs années», constate M. Laliberté. «Il est très bien situé, à la porte d'entrée du centre-ville. Nous trouvions que c'était une belle opportunité.»
Olymbec avait effectué une arrivée remarquée à Shawinigan en remportant l'appel d'offres pour héberger les bureaux de Revenu Québec dans l'ancien aréna Jacques-Plante, en 2012. Cette spectaculaire transformation a contribué à garder de bons emplois au centre-ville. Par la suite, la firme avait acquis les anciens bureaux administratifs de la commission scolaire, sur Broadway. 
L'acquisition de la Place Cascade représente un important défi, mais Olymbec y voit une opportunité pour ragaillardir cette extrémité de la 5e Rue de la Pointe.
«Selon notre expérience à Shawinigan, il y a un besoin, dans le marché, pour des bureaux haut de gamme», avance M. Laliberté. «Il y a beaucoup de bureaux vides à Shawinigan, mais des bureaux de qualité, il y en a très peu. Nous voulons donc investir pour créer ce que les gens nous demandent.»
Les plans et les requêtes de permis viennent d'être présentés à la Ville de Shawinigan, qui devrait statuer en décembre. M. Laliberté prévoit de dix à douze mois de travaux, de sorte que la cure de Jouvence ne sera pas complétée avant la fin de l'automne 2017 au plus tôt. 
«Nous avons été un peu plus tranquilles dans la région depuis un an ou deux, principalement en raison de nos nombreuses acquisitions américaines», explique le directeur régional.
«Mais on redevient plus actifs. Avant l'acquisition de l'aréna, ça faisait longtemps qu'on regardait le marché de Shawinigan. Ce n'est pas Montréal ou Québec, mais il y a quand même un dynamisme intéressant. C'est une ville qui est prête à travailler avec les gens qui veulent investir.»
Calme plat
Olymbec avait également acquis l'immeuble abritant l'ancien fabricant de bateaux Doral à la suite d'un jugement en délaissement forcé et prise en paiement, en décembre 2015. En mai 2014, Olymbec Finance avait accordé un prêt de 1,250 million de dollars à une compagnie à numéro appartenant à l'homme d'affaires Alain Chayer, dans le cadre de l'une des nombreuses tentatives de relance de l'entreprise.
Au cours de la dernière année, l'ex-propriétaire Denis Poliseno a fait des pieds et des mains pour permettre à Doral de reprendre ses activités, sans succès. En juin, Hilco Industrial a procédé à un encan pour liquider les équipements. À la fin de l'été, les fameux moules supposés très recherchés dans le milieu ont tout simplement été détruits, faute d'intérêt.
Olymbec se retrouve ainsi avec un vaste immeuble industriel dans le secteur Grand-Mère, sans locataire pour le moment.
«Nous l'avions acquis après avoir tenté d'aider financièrement la compagnie Doral dans son redémarrage, mais ça a fini en queue de poisson», résume M. Laliberté. «Le syndic s'en est accaparé pendant une éternité pour la liquidation des biens. Ça fait environ un mois et demi qu'on est rentré. Nous avons un ménage à faire pour la remettre en location.»
M. Laliberté confie que des discussions avec de petits fabricants sont amorcées, mais aucune occupation ne se profile à très court terme.