Les nouveaux locaux de Rien ne se perd, tout se crée devraient être occupés à partir du 30 novembre prochain.

Nouveau visage pour Rien ne se perd, tout se crée

Victime de son succès, l'entreprise de vêtements Rien ne se perd, tout se crée investit 1,8 million $ dans la construction de ses nouveaux locaux.
Trop à l'étroit à son actuel emplacement, le manufacturier de 14 ans déménagera dans un établissement de plus de 16 000 pieds carrés afin de permettre à sa production de satisfaire la demande. «La boutique sera six fois plus grande que l'actuelle. La vitrine principale nous permettra de faire la présentation de nos collections. Ce sera comparable à ce qui se fait dans les plus beaux magasins de New York», indique Marie-Claude Trempe, copropriétaire de l'entreprise depuis le tout début.
Comptant maintenant neuf employés, le bâtiment actuel ne répondait plus aux impératifs de production que demande leur carnet de commandes. C'est d'ailleurs justifié puisque l'entreprise vend désormais ses produits dans 90 établissements, tant au Québec qu'en Ontario.
«On tenait à rester à Saint-Sévère parce qu'on croit au potentiel touristique de la région. On s'attend d'ailleurs à devoir engager des employés supplémentaires l'été afin de répondre à l'achalandage qui devrait augmenter pour la boutique», explique Marie-Claude Trempe.
Rappelons que le fabricant de vêtements a commencé son histoire en récupérant des morceaux de tissus afin de confectionner des linges à vaisselle. De fil en aiguille, l'entreprise a grossi et est devenue un important manufacturier. «On récupère encore une partie de nos tissus pour nos linges à vaisselle, mais nos vêtements sont faits de tissu neuf. On utilise du coton biologique fabriqué à Montréal. C'est dans notre vision d'acheter localement le plus possible», ajoute Mme Trempe.
En pleine phase d'expansion, Rien ne se perd, tout se crée continue dans sa vocation de récupération. Mme Trempe explique que les matériaux de la résidence démolie pour faire place à leur nouvel environnement seront récupérés par un artisan qui en fera du mobilier pour la boutique de l'établissement.
Toutefois, le bâtiment ne sera pas la seule acquisition de l'équipe. L'atelier de production pourra compter sur l'achat d'équipement pour un total de près de 200 000 $. «On va récupérer notre ancien équipement, mais on va aussi en profiter pour acquérir des stations de repassage industrielles, des tables de coupe, des machines à coudre spécialisées et l'on va aussi poursuivre l'informatisation de nos systèmes», souligne Mme Trempe.
L'excavation devrait commencer le 24 juillet alors que la finalisation des travaux est prévue pour le 30 novembre. «On tient à ce que la population sache qu'on reste ouvert sept jours sur sept de 10 h à 17 h. Venez nous visiter!», termine Marie-Claude Trempe.