Dans l’ordre habituel, on retrouve Carol Kane, conseillère en entreprises chez Stratégie Carrière, Claudia Laplante, intervenante en adaptation psychologique et travailleuse sociale en entreprises chez Stratégie Carrière, et Janik Ouimet, directrice générale de l’Appui Centre-du-Québec.

Nouveau service sur la rive sud

BÉCANCOUR — Alors que la moitié des proches aidants sont âgés entre 45 et 65 ans et se trouvent ainsi au sommet de leur courbe de rémunération, l’Appui Centre-du-Québec et Stratégie Carrière s’associent dans un projet pilote de deux ans afin de soutenir les proches aidants d’aînés en emploi des territoires de Bécancour et de Nicolet-Yamaska.

Déjà, l’Appui Centre-du-Québec offrait un soutien aux organismes pour une offre de services diversifiée qui répond aux besoins des personnes proches aidantes du Centre-du-Québec depuis 2012. Voilà que l’Appui ajoute un nouveau volet à l’offre de services en rejoignant les proches aidants d’aînés directement en entreprise. Comment? En confiant le mandat à Stratégie Carrière, qui travaille à l’intégration et au maintien socioprofessionnel.

C’est ainsi que trois intervenants sociaux qualifiés et formés proposeront aux proches aidants en emploi, et ce gratuitement, un soutien individuel ou de groupe pour favoriser leur maintien en emploi, tout en diminuant le stress lié à leur double rôle de travailleur et de proche aidant. Par ces activités de prévention et d’aide psychosociale en milieu de travail, on vise à améliorer la qualité de vie des proches aidants, tout en favorisant la rétention de la main-d’œuvre dans un contexte de pénurie.

Avec le vieillissement accéléré de la population et l’allongement de l’espérance de vie, de plus en plus de travailleurs sont appelés à prendre soin d’une personne aînée tout en demeurant actifs sur le marché du travail.

On estime que plus de 56 % des proches aidants d’aînés au Québec sont en emploi. Pour assumer leur rôle, les récentes statistiques en lien avec les proches aidants d’aînés dévoilent qu’au moins 44 % d’entre eux manquent des jours de travail, 15 % réduisent leur temps de travail et 10 % quittent la vie active. Bref, on évalue la perte de productivité à 1,3 milliard de dollars au Canada.

«Tant les employeurs que les proches aidants sortiront gagnants de l’utilisation de ce nouveau service. Si l’objectif premier est d’outiller le proche aidant afin de réduire l’épuisement qu’il éprouve, on vise par le fait même le maintien, la rétention, la motivation, l’engagement et l’attraction du personnel», explique la directrice générale de l’Appui Centre-du-Québec, Janik Ouimet.

Par ailleurs, la moitié des proches aidants ne parlent pas de leur situation à leur employeur. «Il est important pour les proches aidants d’aînés d’avoir des ressources qui seront accessibles sur leur lieu de travail», souligne Claudia Laplante, intervenante en adaptation psychologique chez Stratégie Carrière.

Finalement, la conseillère en entreprises chez Stratégie Carrière, Carol Kane, a raconté son expérience de proche aidante auprès de sa mère, de 39 ans à 56 ans.