Les employés de Matériaux spécialisés Louiseville viennent d’accepter un nouveau contrat de travail.

Nouveau contrat de travail ratifié chez Matériaux spécialisés Louiseville

Louiseville — Matériaux spécialisés Louiseville et ses quelque 45 travailleurs ont un nouveau contrat de travail. Les employés de production et de la maintenance viennent d’accepter l’entente de principe conclue entre la direction et le comité de négociations.

Les deux parties ont convenu de cette entente de principe le 17 janvier. Une semaine plus tard, les employés syndiqués étaient réunis en assemblée générale pour se prononcer sur cette entente de principe dont l’acceptation était recommandée par le comité de négociations. Le vote a été de 60 % pour l’entente. Quelque 98 % des membres étaient sur place.

«Il y a un détail dans le projet de convention avec lequel des gens n’étaient pas d’accord même s’il n’a pas un impact majeur dans la convention collective. Selon les circonstances, 60 % d’appui, c’est très correct. C’est acceptable comme entente», raconte Steeve St-Pierre, représentant national d’Unifor, sans aller plus loin concernant le détail en question.

Le contrat, valide de novembre 2018 à novembre 2021, prévoit des hausses salariales. Selon M. St-Pierre, ces augmentations sont de 2,5 % en 2018, de 2 % en 2019, de 2,5 % en 2020 et de 2,5 % en 2021. De plus, les électriciens et les mécaniciens profitent d’un ajustement salarial à la hausse de 80 cents l’heure à compter de novembre 2018.

En plus de la bonification salariale, la convention collective inclut des améliorations concernant les congés.

Toujours selon la partie syndicale, l’employeur va augmenter sa contribution au programme d’assurance.

Une dizaine de rencontres de négociations ont été nécessaires à la fin de 2018 et au début de 2019 pour arriver à un projet de convention. Cela fait changement de certaines négociations houleuses: un contrat de travail avait été accepté en mars 2009 après une grève qui avait duré un an et qui avait été marquée par des requêtes devant la Commission des relations du travail.

«Le climat était cordial en négociations. Ça fait deux conventions collectives de suite qui se déroulent quand même bien», analyse M. St-Pierre, faisant référence au précédent contrat de travail.

Patrick Wellington, le président de Matériaux spécialisés Louiseville, manifeste sa satisfaction d’avoir une entente d’une telle durée.

«Ça donne une bonne base pour trouver de la clientèle. Et ça donne de la confiance aux clients et à nous aussi pour continuer d’investir dans les équipements et le développement de nos produits dans d’autres marchés», raconte M. Wellington, en affirmant que les conditions de travail consenties par son entreprise «sont parmi les meilleures de l’industrie».

Des tests concluants

D’autre part, la direction de Matériaux spécialisés Louiseville annonçait il y a un peu plus d’un an la mise en place d’un plan de commercialisation en Ontario, aux États-Unis et au Japon. Dans ce dernier pays, de nombreux contacts ont été établis au cours derniers mois. L’entreprise a des visées pour ce pays où on retrouve beaucoup de projets de condominiums, un marché qui peut représenter des opportunités pour ce fabricant de panneaux d’insonorisation.

L’entreprise a maintenant les coudées franches pour le Japon. L’entreprise devait démontrer aux autorités locales que son produit installé dans un mur ne venait pas augmenter le risque d’un incendie. Les tests ont été effectués en novembre et le résultat est concluant, confirme M. Wellington.

«Tous les tests ont passé la certification nécessaire. C’est une bonne nouvelle. Sans ça, on ne pouvait continuer.»

Avec les certifications en poche, l’entreprise va travailler avec les distributeurs, les entrepreneurs en construction et les promoteurs immobiliers afin d’obtenir des engagements qui vont justifier tous les efforts consentis pour percer ce marché.

«Il faut travailler avec des partenaires qui vont générer un volume nécessaire pour rentabiliser nos investissements en commercialisation. On est prêt à faire des ventes», souligne M. Wellington.

Selon ce dernier, MSL souhaite vendre deux millions de pieds carrés de ses produits dans chaque marché visé. L’entreprise vient d’ailleurs d’embaucher un représentant à Toronto. Elle est à la recherche d’un autre représentant pour ce secteur et d’un représentant pour le marché québécois.

La compagnie a aussi besoin de quelques travailleurs de plus affectés à la production.