Sonia Champagne est coordonnatrice de Choisir La Tuque. Elle est accompagnée de la directrice générale du Carrefour emploi du Haut Saint-Maurice, Karine Pérusse.
Sonia Champagne est coordonnatrice de Choisir La Tuque. Elle est accompagnée de la directrice générale du Carrefour emploi du Haut Saint-Maurice, Karine Pérusse.

Multiplier les efforts pour recruter, accueillir et intégrer de nouveaux travailleurs

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — COVID-19 ou non, la pénurie de main-d’œuvre est bien présente dans le Haut Saint-Maurice. Le Carrefour emploi du Haut Saint-Maurice, via son programme Choisir La Tuque notamment, multiplie les efforts pour recruter, accueillir et intégrer de nouveaux travailleurs. On s’est adapté au contexte et on poursuit le travail avec ardeur.

Les représentants de Choisir La Tuque se rendaient habituellement à plus d’une dizaine d’événements dans le but de recruter pour les employeurs de la Haute-Mauricie, autant des salons de l’emploi que des journées carrière dans les universités par exemple. Évidemment, le contexte a fait en sorte que tout a eu lieu de façon virtuelle cette année.

«Ce qui est intéressant, c’est que ça va chercher du monde de partout. Ça ouvre des portes pour les employeurs et les candidats», souligne Sonia Champagne, coordonnatrice de Choisir La Tuque.

Cette dernière a pu en être témoin récemment puisque Choisir La Tuque s’est allié à la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice pour mettre de l’avant un Salon de l’emploi virtuel. L’événement a rassemblé une centaine de personnes, des candidats et des entreprises.

«On est vraiment satisfait des retombées de l’événement et de la portée qu’il a eue. Il n’y a pas nécessairement eu une tonne de rencontres, mais les rencontres étaient pertinentes. Plusieurs ont mené vers une deuxième entrevue. C’était peu coûteux pour des retombées intéressantes.»

L’an dernier, Choisir La Tuque a remis 80 pochettes d’accueil et 122 personnes au total ont eu recours au service. Des chiffres qui augmentent d’année en année.

«La tendance, c’est les régions», assure Sonia Champagne.

Cette dernière n’hésite pas à vendre la région, sa tranquillité, sa qualité de vie et son coût de la vie.

«On est dans un genre de mode de simplicité où les gens veulent être moins pressés et que le travail ne devient plus nécessairement le centre de leur univers. Le coût de la vie élevé, le stress, le trafic, c’est moins tendance. Les gens cherchent la tranquillité, de la simplicité. Il y a une fausse croyance que les salaires en région sont plus bas qu’en ville, mais pas nécessairement.»

«Les maisons ne sont pas chères. Les terrains sont abordables. Passer du travail au loisir en 5 minutes, c’est une des forces qu’on a ici et qu’on tente d’exploiter. On en fait la promotion», assure Mme Champagne.

Des emplois, il y en a de disponibles, martèle Sonia Champagne et dans divers horizons. D’ailleurs, on insiste actuellement auprès des employeurs afin qu’ils affichent leurs «emplois cachés».

«On essaie de taper sur le clou avec les employeurs. C’est un peu le nerf de la guerre actuellement, c’est difficile de faire sortir les emplois cachés», indique Sonia Champagne.

Le Carrefour emploi du Haut Saint-Maurice a également deux nouveaux projets qui visent les étudiants et les immigrants.

«On a observé dans les dernières années que plusieurs employeurs se tournaient vers l’immigration. […] Le but, c’est de les accompagner dans leur intégration. De la francisation à comment on va faire une épicerie, comment ça fonctionne dans un logement, les activités culturelles, faire des jumelages interculturels… On a maintenant une personne dédiée à l’intégration des personnes immigrantes», explique Karine Pérusse, directrice générale du Carrefour emploi du Haut Saint-Maurice.

Il y a également le projet Objectif: retour qui a pour but, entre autres, de placer, suivre ou accompagner les étudiants qui souhaitent faire des stages dans le Haut Saint-Maurice pour éventuellement tenter de les amener à choisir La Tuque.