La pandémie n’a pas épargné les affaires chez Marmen qui vient de procéder à une rationalisation.
La pandémie n’a pas épargné les affaires chez Marmen qui vient de procéder à une rationalisation.

Mises à pied temporaires chez Marmen

TROIS-RIVIÈRES — En avril dernier, le président de Marmen, Patrick Pellerin, confiait déjà au Nouvelliste que la crise de la COVID-19 aurait des conséquences sur son millier d’employés. Or, voilà que l’entreprise rapporte une trentaine de départs en date du 15 juin dernier, la grande majorité étant des mises à pied, donc temporaires, précise-t-on.

«Dès la première semaine de la crise en mars, la direction a rencontré tous ses employés afin de leur expliquer les impacts de la crise sur l’entreprise et le risque potentiel sur les emplois», souligne Annie Pellerin, vice-présidente Ressources humaines et Communications.

Selon elle, les raisons qui ont mené l’entreprise à faire ces choix «très difficiles» découlent directement de la pandémie mondiale qui a créé une instabilité économique «qui affecte certains des marchés que nous desservons», évoquant, entre autres, l’aviation et le secteur pétrole et gaz.

«Dans un contexte de crise, la direction a dû prendre des décisions délicates et mettre tout en œuvre pour minimiser les impacts et assurer la pérennité de l’entreprise et le maintien de la majorité des 900 emplois», ajoute Mme Pellerin.

Déjà, en avril, Patrick Pellerin avait indiqué en entrevue que «pour le moment, tout le monde est là, mais on sait qu’on va avoir un impact. On l’a dit à tout le monde, c’est trop gros, trop violent, trop vite. Même quand ça va repartir, on est convaincu qu’il va y avoir des grosses séquelles. On va agir en conséquence».

«On a rencontré tous nos employés, on leur a dit que c’est certain que cette crise économique là allait être plus sévère que toutes les autres qu’on a connues, et c’est certain qu’il y aurait des impacts», avait-il répété avant d’ajouter «qu’on ne pourra pas passer à côté de ça».