Le directeur général de GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud, Alexandre Ollive.
Le directeur général de GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud, Alexandre Ollive.

Mesures sanitaires: «Un relâchement pourrait être fatal pour le milieu économique»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Pour assurer la continuité de la relance économique de la région, plusieurs acteurs du développement économique de la Mauricie + Rive-Sud s’unissent pour rappeler l’importance de respecter les règles sanitaires usuelles et les directives de la Santé publique.

Le gouvernement du Québec a annoncé la semaine passée un système d’alertes régionales et d’intervention graduelle qui évaluera le niveau de risque pour chaque région du Québec. La Santé publique pourrait donc reconfiner des parties ou la totalité de la région, ou imposer des restrictions additionnelles, en fonction de l’éclosion potentielle de foyers de COVID-19.

«La possibilité de ces confinements locaux et d’une deuxième vague de contamination représente une épée de Damoclès au-dessus de notre tête et de notre économie», explique Alexandre Ollive, directeur général de GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud.

Selon lui, il devient primordial de rappeler cette fragilité économique qui caractérise la période actuelle. «Quand on voit tous les efforts déployés par les intervenants économiques et les entreprises de la région depuis plusieurs années, surtout dans les derniers mois, pour relancer son développement, la Mauricie ne peut pas se permettre de revenir en arrière», a-t-il affirmé.

Ayant annoncé récemment qu’il maintiendrait les rencontres de réseautage entre ses membres, l’organisme tiendra sa première rencontre de table industrielle le 1er octobre au Poivre Noir.

Même son de cloche du côté de la directrice générale de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, Andréanne Guilbert, qui fait appel à la responsabilité individuelle de chaque citoyen et chaque entreprise face à la crise

«Les intervenants et les entreprises poursuivent leurs efforts dans cette relance, mais un relâchement pourrait être fatal pour le milieu économique. Nous devons individuellement et collectivement démontrer à la Santé publique de ne pas reconfiner la région, pour le bien de notre économie. Il est donc important de suivre scrupuleusement les règles sanitaires, porter le masque et se tenir à deux mètres des uns des autres, car chacun peut devenir un vecteur de contamination », a-t-elle commenté.

Celle-ci rappelle que la Chambre trifluvienne tiendra ses retrouvailles de la rentrée en présentiel le 23 septembre prochain, «une première activité post COVID-19 dont le succès repose sur l’application stricte des normes sanitaires en vigueur».

«Personne ne souhaite la fermeture d’une entreprise pendant deux ou trois semaines en raison d’une éclosion de l’épidémie», renchérit Cynthia Rivard, directrice générale des Manufacturiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec, tout en rappelant l’importance pour les entreprises de mettre en oeuvre des protocoles de contrôle stricts, proactifs et rigoureux concernant l’application des règles sanitaires.

Pour sa part, le directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Mario de Tilly, signale que la Ville de Trois-Rivières a déployé une grande stratégie de relance économique en concertation avec le milieu entrepreneurial.

«On est en mode mobilisation depuis le début de la crise et les actions concrètes mises en oeuvre portent déjà leurs fruits. Mais l’économie doit rester ouverte pour la pérennité de cette relance», précise-t-il.

Du côté de Shawinigan, la crise a incité les autorités municipales à développer différentes initiatives pour favoriser l’achat local. «La population a répondu à l’appel en encourageant les entreprises d’ici, mais la fierté régionale, c’est aussi d’agir de façon responsable pour maintenir notre économie en marche. Plus que jamais, chaque individu joue un formidable rôle dans le succès économique de la région», fait valoir Luc Arvisais, directeur du Service de développement économique de la Ville de Shawinigan.

Pour Alexandre Ollive, il faut rester unis et mobilisés dans cette période de crise. «Nous ne pouvons pas nous sortir d’une telle situation en vase clos. La clé du succès pour s’en sortir est de continuer à travailler ensemble et s’entraider. Restons unis et solidaires», a-t-il conclu.