De gauche à droite: Gaétan Doyon (copropriétaire de l’immeuble), Michèle Lafontaine (J’ai mon appart), Michel Angers (maire de Shawinigan) et Martin Leblanc (franchisé McDonald’s), lors de l’ouverture officielle du restaurant, mercredi matin.

McDonald’s s'installe à Shawinigan-Sud et s’associe au projet J’ai mon appart

Shawinigan — Le projet J’ai mon appart poursuit son petit bonhomme de chemin à Shawinigan et mercredi matin, c’était au tour de l’homme d’affaires Martin Leblanc, franchisé de quatre restaurants McDonald’s, de confirmer son soutien à cette cause. Il a profité de l’ouverture officielle de la populaire bannière dans le secteur Shawinigan-Sud pour manifester son appui.

Au cours de la journée, le franchisé remettait à l’organisation 1 $ sur la vente de chaque McCafé, Big Mac ou Joyeux festin. Rappelons que le projet J’ai mon appart vise à offrir un foyer supervisé aux adultes qui vivent avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. Ces appartements seront construits derrière l’ancienne école Saint-Jean-Bosco, dans le secteur Grand-Mère.

Des banques sont également installées pour amasser les dons des visiteurs. Enfin, tout indique que J’ai mon appart deviendra la cause retenue dans le cadre du prochain Grand McDon, en mai.

«Je garde toujours les sommes de cette activité pour des oeuvres locales», mentionne M. Leblanc. «Donner à J’ai mon appart, c’est ce qui est envisagé en mai.»

Michèle Lafontaine, porte-parole de cette cause, raconte que l’organisme à but non lucratif a été reçu à l’Assemblée nationale mardi, à l’invitation de la députée de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif. Le groupe a ainsi pu rencontrer quelques ministres, dont Danielle McCann, titulaire de la Santé et des Services sociaux, qui aurait salué l’apport de ce projet pour la communauté.

«C’est un modèle qui va devenir une source d’inspiration pour d’autres régions», prédit Mme Lafontaine.

Défi de main-d’oeuvre

Gaétan Doyon et Henri Chouinard, en partenariat avec Odacité immobilier, ont finalement investi trois millions de dollars dans la transformation de cette bande commerciale, située à un jet de pierre du Centre national de vérification et de recouvrement. M. Leblanc confie d’ailleurs que l’annonce du gouvernement libéral de procéder à la construction d’un nouveau bâtiment, en février, avait joué un rôle important dans sa décision de lancer cette nouvelle franchise. Les offres de projets n’ont pas manqué au cours des dernières années, mais la conjoncture économique le faisait hésiter.

«La fermeture de la Belgo, celle d’Alcan, l’incertitude autour du centre fiscal...», énumère-t-il. «Le maire nous parlait d’un virage touristique et on s’aperçoit que ça va bien. Nous recevons beaucoup de touristes et nos transactions à nos restaurants n’ont jamais diminué. De plus, le centre fiscal a confirmé qu’il resterait et même, qu’il allait agrandir. Cette annonce du gouvernement fédéral a beaucoup pesé dans la balance.»

À lui seul, ce restaurant McDonald’s de 75 places créera une cinquantaine d’emplois. Il sera ouvert 24 heures sur 24, un audacieux pari dans le contexte actuel de pénurie de main-d’oeuvre.

«Ça ne court pas aux portes, mais en faisant des démarches, nous avons trouvé les employés dont nous avions besoin», sourit M. Leblanc. «Avant, nous n’avions pas ce problème. Nous avions plusieurs applications, alors qu’aujourd’hui, il faut aller les chercher. C’est plus difficile, mais nous avons fini par les trouver.»

Outre un décor moderne, ce restaurant sera équipé d’une borne pour les commandes, qui pourront également être transmises grâce à une application mobile.

M. Leblanc s’attend à un autre important projet de rénovation d’ici deux ans, cette fois à la salle à manger de son restaurant du boulevard Royal. Son portefeuille comprend aussi les franchises de Grand-Mère et La Tuque, de même que le comptoir au Wal-Mart de Shawinigan.

La bande commerciale inclut une station d’essence et un dépanneur, ouverts depuis mercredi, ainsi qu’un nouveau restaurant Subway, qui accueillera ses premiers clients d’ici la fin de la semaine. En tout, environ 70 personnes travailleront dans ce complexe.