Des entreprises situées dans la MRC de Maskinongé recherchent notamment des couturières.

Maskinongé courtise les immigrants

Confronté à une difficulté de recrutement de personnel vécue par plusieurs entreprises de son territoire, le service de développement économique et du territoire de la MRC de Maskinongé tient mercredi une journée emploi afin d'inciter des immigrants à quitter Montréal pour venir vivre et travailler en Mauricie.
Jean-Frédéric Bourassa
En octobre dernier, Le Nouvelliste faisait état de la présence de plus de 150 offres d'emplois sur le territoire de cette MRC. Les entreprises avaient des problèmes à trouver de nouvelles paires de bras pour oeuvrer autant dans les domaines manufacturier et touristique que dans le secteur agroalimentaire.
Huit mois plus tard, la société de développement économique prend le taureau par les cornes: elle organise à la Porte de la Mauricie de Yamachiche une journée de l'emploi réunissant 13 employeurs ayant besoin de manoeuvres, de couturières, de mécaniciens industriels et de massothérapeutes. Et la clientèle visée est la personne immigrante qui vit à Montréal ou à Trois-Rivières.
«Autour de Louiseville, il y a 160 emplois disponibles. Le 31 mai et le 1er juin, on est allé au Salon de l'immigration de Montréal afin de promouvoir les postes offerts dans la MRC de Maskinongé. On a représenté nos entreprises lors de ce salon et la réponse a été très bonne.
Demain (mercredi), deux autobus partiront de Montréal avec des gens intéressés à travailler dans la région. Avec les gens qui viendront de Trois-Rivières, on attend une centaine d'immigrants», explique Jean-Frédéric Bourassa, coordonnateur du service de développement économique et du territoire de la MRC de Maskinongé, qui invite également les non-immigrants de la région à profiter de cette activité.
Le problème de recrutement de personnel est bien réel sur le territoire de la MRC de Maskinongé. Des entreprises mettent des projets d'expansion en veilleuse en raison du manque d'employés même si ce n'est pas le plein emploi en Mauricie.
«Il faut combler ces postes-là. Il faut regarder à l'extérieur de la région en ce moment. On est à l'écoute de notre clientèle, les entreprises. On fait des actions pour pallier ce besoin», raconte M. Bourassa, en précisant que ces immigrants sont originaires entre autres de la Colombie, de l'Algérie, de la France et de l'Iran.
La journée commencera par une présentation de la MRC et des entreprises. Les gens pourront ensuite visiter les différents stands et même passer des entrevues auprès des employeurs. Une visite guidée en autobus permettra à ces travailleurs potentiels de voir les municipalités et les entreprises.
«C'est un projet-pilote, rappelle M. Bourassa. Il y a déjà un salon de l'emploi à Shawinigan, un à Trois-Rivières et on ne veut rien dédoubler. Mais notre démarche se fait avec le SANA (Service d'aide aux nouveaux arrivants). On tente d'accompagner des gens intéressés à travailler dans la MRC. S'ils ont besoin d'accompagnement pour un logement, pour du transport, on peut trouver des solutions pour eux.»
Le coût de la vie plus abordable jumelé à une forte possibilité d'embauche sont les principaux arguments sur lesquels les intervenants misent pour convaincre une clientèle de venir s'établir en Mauricie même si bien souvent cette clientèle ignore tout de la région.
«L'objectif est d'avoir une bonne banque de c.v. On aimerait avoir des résultats quantifiables.»