Robert Lalonde est le président de Maskicom et le préfet de la MRC de Maskinongé.

Maskicom: nouvelle source de revenus

LOUISEVILLE — Maskicom commencera à offrir son service d’Internet haute vitesse au sein de la MRC de Maskinongé d’ici l’automne dans les municipalités de Saint-Mathieu-du-Parc, de Saint-Boniface, de Saint-Élie-de-Caxton et de Maskinongé. Et si l’objectif premier est d’offrir ce service à la grandeur de la MRC, la direction de Maskicom souhaite qu’il devienne une nouvelle source de revenus pour ses membres.

Cet organisme à but non lucratif désire que les citoyens de la MRC de Maskinongé, peu importe qu’ils vivent dans un rang ou près d’un lac, aient la même qualité de service que les résidents des secteurs urbains qui sont habituellement desservis par les entreprises privées de télécommunication. L’organisme a aussi une cible au niveau des affaires. Il vise à atteindre l’équilibre budgétaire à court terme pour ensuite dégager des surplus qui seront retournés à ses 12 municipalités membres.

«Au Québec, il y a des municipalités qui ont des éoliennes. Je ne peux pas en avoir ici, je n’ai pas assez de vent. J’ai trouvé une nouvelle solution pour que les municipalités soient légèrement plus indépendantes monétairement», explique le président de Maskicom et le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde.

M. Lalonde veut ainsi rendre les municipalités un peu plus indépendantes, financièrement parlant.

«C’est une façon de plus d’avoir des revenus que les revenus de taxations pour faire face aux dépenses qui ne cessent de croître. Ce que je veux, c’est de donner du service Internet à tout le monde. Et je ne démordrai pas de la mission de Maskicom: le travailleur autonome, qui vit près d’un lac, va avoir 50 mégabits (de débit), ça va amener des gens à venir s’installer chez nous, ça va faire venir des entreprises, on pense au tourisme, à l’agriculture. Et on pense faire de l’argent et la redistribuer aux municipalités. Maskicom est un distributeur de service Internet haute vitesse. Ça nous appartient et l’argent reste dans la communauté.»

Selon M. Lalonde, de nombreux citoyens démontrent beaucoup d’intérêt envers l’arrivée prochaine de ce service. Le président de Maskicom assure que les tarifs exigés seront concurrentiels.

Saint-Justin, Saint-Édouard-de-Maskinongé, Saint-Alexis-des-Monts, Saint-Léon-le-Grand, Charette, Saint-Sévère, Sainte-Angèle-de-Prémont et Sainte-Ursule complètent le groupe des 12 membres de Maskicom. Robert Lalonde ne semble pas trop s’en faire à propos des municipalités qui ont décidé de faire bande à part, soit Louiseville, Saint-Paulin, Yamachiche, Saint-Étienne-des-Grès et Saint-Barnabé.

«C’est correct. Je ne suis pas déçu. C’est une business. La majorité a suivi le raisonnement qu’on a proposé.»

De 62 % à 95 %

Actuellement, quelque 62 % de la population de la MRC de Maskinongé est desservie par l’Internet haute vitesse. Robert Lalonde a l’objectif d’amener cette proportion à 95 %. La MRC de Maskinongé serait ainsi une des MRC avec la plus grande couverture en la matière.

Selon les prévisions de Maskicom, environ 600 kilomètres de fibre optique seront déployés afin de rejoindre quelque 4900 résidences ou entreprises. Le centre de services de Maskicom sera aménagé très bientôt dans le parc industriel régional de la MRC de Maskinongé. C’est à cet endroit que sera situé le cœur des opérations, mais aussi le service à la clientèle. Quelque 13 personnes, dont six dédiées au service à la clientèle et deux responsables de l’entretien du réseau, composeront l’équipe de Maskicom.

«Notre service à la clientèle sera accessible sept jours par semaine et on a des équipements à la fine pointe de la technologie», énumère M. Lalonde.

D’autres municipalités pourraient profiter du service de Maskicom d’ici la fin de 2019. Les travaux vont se poursuivre en 2020, jusqu’au jour où la MRC de Maskinongé aura une couverture quasi complète.

Maskicom est un projet de 12,4 millions de dollars, dont 10,4 millions de dollars proviennent des gouvernements canadien et québécois. Robert Lalonde précise que le développement du projet se fait en respect des budgets.