Xavier Pinchaud, travaille comme commis dans les kiosques de la Ferme Gagnon pour un deuxième été consécutif.
Xavier Pinchaud, travaille comme commis dans les kiosques de la Ferme Gagnon pour un deuxième été consécutif.

Marché public au Musée Pop: «ça aurait été triste de perdre cette vitrine»

TROIS-RIVIÈRES — Malgré les restrictions relatives à la distanciation et la salubrité imposées par la Santé publique, les préaux du Musée Pop avaient les allures d’un marché public qui se respecte, jeudi après-midi.

Pour la première fois de la saison estivale, il était en effet possible de se procurer des légumes et fruits frais ainsi que divers produits locaux qu’offraient les six producteurs présents en avant du musée situé à l’intersection des rues Hart et Laviolette à Trois-Rivières. En raison des règles qui régissent pratiquement toutes les interactions des Québécois en ce moment, il n’avait cependant pas été possible d’y aménager autant de kiosques que l’an dernier.

Tout comme les quelques personnes qui attendaient impatiemment l’ouverture des lieux sur le coup de 14 h, les producteurs étaient très heureux que cette initiative revienne après une concluante première saison, et ce, malgré la réalité actuelle.

«Ça nous permet de faire de belles rencontres avec notre clientèle. Avec l’engouement en ce moment pour les produits locaux, ça aurait été triste de perdre cette vitrine», confie Sophie Gaudreault, copropriétaire avec son père et son frère de la Ferme horticole Louis Gaudreault, située dans le secteur Saint-Louis-de-France à Trois-Rivières.

Évidemment, des mesures sanitaires doivent être respectées par les clients ainsi que les producteurs. Obligation de se désinfecter les mains à l’entrée du site, de suivre le parcours unidirectionnel avec entrée et sortie et de respecter une distanciation physique de deux mètres ou de porter un masque: les règles en vigueur ressemblent à celles dans les autres lieux publics.

Clients et producteurs doivent suivre les règles de la Santé publique.

«J’ai fait mes recherches et ça n’a pas été très difficile de m’adapter», poursuit Mme Gaudreault, alors qu’un panneau de Plexiglas la sépare du représentant du Nouvelliste.

À quelques dizaines de mètres de là, au kiosque de la Ferme Gagnon, deux étudiants s’affairent à vendre les fameuses fraises du producteur du chemin Sainte-Marguerite dans le secteur Pointe-du-Lac. Pour eux, cet emploi d’été est tout aussi valorisant et plaisant que par les années passées. Spontanément, ils confirment qu’ils se désinfectent systématiquement les mains entre chaque client et que leur employeur leur a fourni une visière de protection, qu’ils sont fortement encouragés à porter lorsque les deux mètres de distanciation ne sont pas respectés.

«C’est le fun de voir que l’on peut présenter la ferme quand même», confie Xavier Pinchaud, qui travaille comme commis dans les kiosques du producteur maraîcher trifluvien pour un deuxième été consécutif.

Des produits en vogue

Très en demande en cette période pandémique, il était aussi possible de s’y procurer des bouteilles de gel désinfectant conçu dans la région. La compagnie Nutra-forme de Bécancour avait en effet loué un espace afin d’y présenter ses produits ainsi que ceux d’une autre entreprise bécancouroise, BNI suppléments, qui a également adapté sa production en raison de la mise sur pause du Québec le printemps dernier.

«On fait des tests aujourd’hui», indique Claudia Beaudoin, propriétaire de Nutra-forme.

Rappelons que ce marché se tiendra tous les jeudis, et ce, jusqu’au 3 septembre.