La directrice générale du Marché Godefroy, Marie-Claude Camirand.
La directrice générale du Marché Godefroy, Marie-Claude Camirand.

Marché Godefroy: un impact moins grand qu’anticipé

TROIS-RIVIÈRES — Ouvert depuis maintenant sept semaines, le Marché Godefroy s’en tire plutôt bien en ces temps de déconfinement post-COVID-19.

C’est le constat que fait sa directrice générale, Marie-Claude Camirand. Malgré la suspension du volet animation, autant les prestations musicales que les ateliers culinaires, et l’impossibilité de casser la croûte sur place, cette dernière indique que les pertes moyennes des commerçants sont moindres que ce à quoi elle s’attendait. La fidélité des clients acheteurs ainsi que le fait que l’interdiction d’ouvrir le dimanche n’a été en vigueur que lors de la première semaine ont notamment pesé dans la balance.

«En moyenne, les pertes se situent entre 10 % et 15 %. Notre plus gros maraîcher vend même plus que d’habitude. Les rabais que l’on a décidé de leur donner, ça les aide. C’est le marché en tant que tel qui écope le plus, car la location des espaces est notre principale source de revenus. On perd également car on ne peut pas vendre de bière. Mais nous allons passer au travers», assure la directrice générale.

Rappelons que le Marché Godefroy a diminué de 40 % les frais de location afin de donner un coup de pouce aux commerçants.

Néanmoins, l’ancienne conseillère municipale du district Chavigny à Trois-Rivières reconnaît que l’expérience qu’elle offre aux clients n’a rien à voir avec celle des années passées.

«L’âme du marché n’est pas là. Venir au marché, c’est habituellement une sortie qui dépasse le fait d’acheter des produits. Mais ce n’est pas ça cette année», mentionne-t-elle, résignée.

En ce qui concerne la boutique en ligne afin d’aider les marchands à vendre leurs produits d’une autre façon chapeautée par Ruth Ellen Brosseau, ex-députée néo-démocrate de Berthier-Maskinongé, Mme Camirand note que sa popularité est en baisse depuis le début du processus de déconfinement progressif.

«Les gens veulent vraiment voir les produits avant de les acheter», observe-t-elle.