Alain Lord

Lord étonné des doléances

Shawinigan — Alain Lord assure n’avoir entendu aucune doléance particulière à son endroit de la part de commerçants du centre-ville de Shawinigan au cours des dernières années. En ce sens, il est déçu que des gens d’affaires communiquent avec un journaliste plutôt qu’avec lui pour vider leur sac.

«Personne ne m’a signifié quoi que ce soit, personne n’est venu me voir», commente l’expérimenté conseiller. «Si des gens ont des choses à dire, ils les cachent bien. Je rencontre des gens d’affaires et personne ne me dit rien. Je ne sais pas si c’est une majorité ou une minorité, mais je n’ai rien entendu.»

«Je suis un peu surpris», ajoute-t-il. «Je trouve ça un peu drôle qu’ils appellent un journaliste plutôt que moi. C’est pas pire! Habituellement, quand il y a un problème, je devrais en entendre parler. Peut-être que certains sont gênés? Parfois, des gens n’ont pas l’audace pour parler en pleine face. Ils aiment mieux les médias ou les réseaux sociaux pour s’exprimer. Peut-être ont-ils de la misère à s’exprimer devant la personne concernée. C’est peut-être ça.»

M. Lord estime que sa campagne va très bien, ne sentant rien de particulier sur le terrain par rapport aux autres élections. Rappelons qu’il a été élu sans interruption à Shawinigan depuis 1994, la plus longue séquence active parmi les conseillers sortants.

Intrigué par le désaveu de ces gens d’affaires, il assure qu’il prendra la peine de clarifier les choses s’il est réélu le 5 novembre.

«Ils ont droit à leur opinion», convient-il. «Mais si je suis réélu, je vais leur dire que s’il y a un problème, ils peuvent venir me voir. Je dois être parlable, depuis le nombre d’années que je suis là. Je n’ai jamais refusé de rencontrer qui que ce soit. Je trouve ça un peu déplorable. Quand on fait ça, c’est qu’on n’a pas la carapace pour affronter quelqu’un. On aime mieux passer par derrière. Faut croire qu’on n’a pas été élevés de la même manière...»