Pendant quelques heures, jeudi matin, l’usine Viterra à Bécancour fut paralysée par une manifestation d’appui aux lockoutés de Viterra, au port de Montréal.

Lock-out de Viterra au port de Montréal: manifestation d’appui à Bécancour

BÉCANCOUR — En appui aux travailleurs de Viterra qui sont sous le coup d’un lock-out au port de Montréal depuis le 30 janvier dernier, des manifestations ont eu lieu jeudi matin au port de Québec et devant l’usine Viterra de Bécancour, qui fut paralysée pendant quelques heures. Un autre coup d’éclat du même genre a suivi en journée au port de Vancouver pour dénoncer l’attitude du transporteur céréalier qui est présent au port montréalais.

«Malgré les demandes répétées de la part du syndicat, l’employeur refuse de négocier et ce, depuis presque cinq mois», déplore le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Jean-Pierre Proulx.

Les membres de la section locale 5317 du SCFP revendiquent un rattrapage au régime de retraite, de meilleures dispositions en santé et sécurité au travail ainsi qu’une amélioration des clauses touchant les horaires de travail et la conciliation travail-famille.

«Fait à noter, la compagnie Viterra, un distributeur de céréales, a un historique de lock-outs partout au Canada», fait remarquer le SCFP qui continue de «mettre tous les efforts nécessaires pour en arriver à une entente acceptable».

En entrevue, M. Proulx demande à la ministre du Travail de «mettre ses culottes». «Le conflit a assez duré. Les moyens de pression vont s’intensifier», assure-t-il.

Comptant près de 116 000 membres au Québec, le SCFP représente le Syndicat des débardeurs du port de Montréal, ainsi que les débardeurs des ports de Québec, Trois-Rivières, Sorel, Matane, et les débardeurs d’Arrimage du Saint-Laurent (Baie-Comeau), pour un total de 1242 membres.