Lock-out à l’ABI: des discussions vont se poursuivre

Bécancour — Au terme de la rencontre exploratoire restreinte tenue mercredi entre les parties, le Syndicat des Métallos a confirmé que des discussions allaient se poursuivre au cours des prochains jours entre des représentants de la direction de l’ABI et du Syndicat.

Dans un bref communiqué, le Syndicat des Métallos a fait savoir qu’il n’entend pas commenter sur la place publique, tant en ce qui a trait au contenu des discussions qu’au processus en cours, «afin de préserver un contexte favorable aux pourparlers».

En lock-out depuis plus d’un an, les 1030 syndiqués auront l’occasion d’en apprendre davantage lors de l’assemblée générale d’information prévue le 12 février prochain. Malgré la reprise des échanges, rien n’indique toutefois une reprise formelle des négociations à ce stade-ci.

Les ministres du Travail, tant dans le précédent gouvernement libéral que dans l’actuel gouvernement caquiste, se sont intéressés au dossier, un médiateur a été nommé, puis un médiateur spécial en la personne de l’ancien premier ministre Lucien Bouchard. Puis un groupe de travail a été mis à la disposition des parties par le ministre Jean Boulet, au début de janvier.

L’Aluminerie de Bécancour est propriété à 75 pour cent d’Alcoa et à 25 pour cent de Rio Tinto. Elle continue d’être exploitée, avec une production bien moindre, par des cadres de l’entreprise.

Initialement, les négociations achoppaient sur le financement du régime de retraite et le respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre. Encore tout récemment, les lockoutés ont vu des sections locales bonifier leur soutien financier.