Les nombreux événements tels que les mariages qui devaient avoir lieu dans des salles de la région cet été ont en grande majorité été annulés ou reportés. Les locateurs de salles se retrouvent ainsi pour la plupart avec un carnet de réservation quasi vide depuis plusieurs mois.
Les nombreux événements tels que les mariages qui devaient avoir lieu dans des salles de la région cet été ont en grande majorité été annulés ou reportés. Les locateurs de salles se retrouvent ainsi pour la plupart avec un carnet de réservation quasi vide depuis plusieurs mois.

Location de salles de réception: une saison 2020 à oublier

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — L’industrie événementielle qui est actuellement au point mort dans la région en raison de la pandémie de COVID-19 cause bien des maux de tête pour le secteur de la location de salles de réception. Bien que les rassemblements de 250 personnes seront désormais permis, cette nouvelle mesure ne semble avoir aucun impact pour les locateurs de salles, du moins, pour les prochains mois.

«Pour les petits groupes, on peut s’adapter, car on a des grandes salles et on est capable de faire respecter la distanciation sociale. On peut également faire des mariages, mais ce n’est pas tout le monde qui est prêt à prendre la chance de réunir plusieurs personnes. Et pour l’annonce des 250 personnes, elle va plus aider l’industrie touristique et sportive pour l’instant en raison de la distanciation qui n’est pas toujours possible dans nos salles. Pour l’événementiel, je dirais que ça ne nous touche pas du tout», souligne Jean-Philippe Martin, propriétaire du Complexe Laviolette.

D’ailleurs, comme il est possible de s’en douter, les nombreux événements tels que les mariages qui devaient avoir lieu dans des salles de la région cet été ont en grande majorité été annulés ou reportés. Les locateurs de salles se retrouvent ainsi pour la plupart avec un carnet de réservation quasi vide depuis plusieurs mois.

«Tout a été annulé pour la location de salles chez nous et on n’a aucun événement qui se passe ici à part quelques petites réunions ponctuelles. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que ça va bien avec l’hôtel en ce moment, mais à l’automne, si on n’a pas de congrès, de formations ou d’événements, il n’y aura rien dans notre hôtel», se désole la directrice générale de l’Hôtel Montfort de Nicolet, Francine Bouffard.

«Les demandes pour la location de salles sont moindres qu’avant. J’ai beaucoup de demandes pour des petits groupes, mais les gros groupes, je suis certain que ça ne sera pas pour tout de suite», ajoute Patrick Buisson, copropriétaire du Rouge Vin et désormais gestionnaire du restaurant Pacini et du centre des congrès de l’Auberge Gouverneur de Shawinigan.

Le port du masque, un frein pour la location?

Si les prochains mois s’annoncent encore incertains, les locateurs de salles de la région sondés sont toutefois unanimes sur une chose. L’obligation du port du masque dans les endroits fermés semble pour l’instant freiner les ardeurs des locataires.

«Au mois de mai et même juin, j’avais quand même confiance de pouvoir faire certains mariages à la fin du mois d’août puisque le déconfinement allait bien. Mais en juillet, quand le port du masque est devenu obligatoire, ça nous a donné un dernier coup de grâce. Les gens se disent que tant qu’à avoir un mariage où tout le monde doit être masqué, ils vont plutôt le remettre à l’an prochain», soutient le propriétaire du Complexe Laviolette.

Un constat qui est similaire du côté du Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac. «Tout avait été annulé chez nous jusqu’au 31 août et alors qu’on commençait à recevoir des appels pour septembre, avec l’annonce de l’obligation du port du masque, c’est sûr que ça a freiné l’enthousiasme de certains locataires. Je suis confiante que ça va reprendre, mais c’est sûr que les gens attendent l’allégement des mesures pour réserver», souligne pour sa part la coordonnatrice aux communications de l’endroit, Kim Gladu.