Michèle Boisvert, première vice-présidente rayonnement des affaires à la Caisse de dépôt et placement du Québec, était de passage à Shawinigan pour présenter l’exposition du Cercle des Grands entrepreneurs 2019.

L’exposition de la Caisse de dépôt à Shawinigan

SHAWINIGAN — C’est avec l’idée de doter le Québec d’une culture entrepreneuriale forte que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a créé le Cercle des Grands entrepreneurs, en 2018. Cette distinction souligne chaque année les réalisations exceptionnelles d’entrepreneurs québécois. L’exposition qui leur rend hommage est de passage à Shawinigan pour les deux prochaines semaines.

«Il y a plusieurs galas qui honorent les entrepreneurs, et la façon de nous distinguer, c’est de mettre de l’avant non pas l’entreprise, mais l’homme ou la femme derrière», explique Michèle Boisvert, première vice-présidente rayonnement des affaires à la CDPQ, alors que s’amorce l’exposition au Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins de Shawinigan.

L’exposition en question, modeste dans sa présentation, consiste en six portraits résumant le parcours des lauréats. Ceux-ci sont agrémentés de capsules vidéo de quelques minutes, où témoignent tour à tour les lauréats et de proches collaborateurs.

Si on a vite fait le tour et que les vidéos sont disponibles sur le Web, la présentation de l’exposition dans le centre entrepreneurial confère néanmoins une aura de prestige à l’ensemble. Les capsules, réalisées sur un ton personnel, où l’on se prend à croire que tout est possible, prennent en effet une autre dimension lorsque visionnées dans l’ancienne usine Wabasso.

«Ce que l’on veut avec tout ça, c’est inspirer des jeunes à prendre le relais et devenir, à leur tour, de grands entrepreneurs», confie Michèle Boisvert. «Quand on a commencé à faire de l’entrepreneuriat une priorité, on n’en parlait pas beaucoup au Québec. Il y a un indice qui s’appelle l’indice entrepreneurial, et aujourd’hui ce sont 41 % des jeunes qui disent vouloir devenir entrepreneurs, c’est trois fois plus qu’il y a dix ans», fait-elle valoir.

Cette deuxième cuvée des Grands entrepreneurs met ainsi en valeur le pharmacien Jean Coutu, Guy Laliberté, du Cirque du Soleil, les trois frères Lemaire, de l’entreprise Cascade et Madeleine Paquin, présidente de Logistec.

Les lauréats sont choisis parmi un bassin de candidats soumis par la firme KPMG. Un jury présidé par Michèle Boisvert effectue la sélection finale et nomme les gagnants. Au nombre des critères de sélection, les lauréats doivent avoir fait un legs d’importance à la société québécoise.

«Ce ne sont pas juste des gens qui ont réussi dans la vie, mais c’est aussi des gens qui redonnent en terme d’inspiration», souligne Mme Boisvert. Elle évoque, à titre d’exemple, l’importante contribution de Jean Coutu à l’Université de Montréal, par le biais de la fondation qu’il a mise sur pied.

Bien que les femmes constituent une minorité au sein des lauréats - il n’y en avait qu’une l’an passé et c’est la même chose cette année -, Michèle Boisvert y voit les signes d’une époque et se dit persuadée de voir l’équilibre s’établir dans les années à venir.

«Si on regarde les nouvelles entreprises qui ont été lancées, aujourd’hui il y a autant de jeunes femmes qui lancent des entreprises qu’il y en a par de jeunes hommes», illustre-t-elle. Elle indique par ailleurs que la CDPQ a lancé le projet Cheffes de file, qui vise précisément à soutenir la croissance des entreprises à propriété féminine.

Après l’arrêt de deux semaines à Shawinigan, l’exposition se déplacera en Beauce. «On veut que tous les Québécois, de partout, soient inspirés par ces gens-là», conclut Mme Boisvert.