Les zecs ont une valeur économique importante pour la Mauricie selon les résultats d’une étude.

Les zecs ont une valeur économique importante selon une étude

LA TUQUE —Les résultats d’une étude sur la valeur économique du Réseau Zec démontrent que les zecs de la région de la Mauricie ont une valeur économique cumulée de 173,2 millions de dollars par année. Un chiffre qui inclut les retombées des activités récréotouristiques qui sont évaluées à 2,4 M$ annuellement, celles des redevances forestières de 2,7 M$ et celles de l’acériculture de 167 400 $.

Les résultats de l’étude démontrent que les utilisateurs de zec génèrent d’importantes retombées économiques à la grandeur de la province. De plus, on souligne que les sols et les forêts des zecs contribuent à la biodiversité, mais aussi à la préservation de la planète et à une réduction des gaz à effets de serre.

La région de la Mauricie regroupe les zecs Frémont, Gros-Brochet, Chapeau-de-Paille, Wessonneau, La Croche, Borgia, Kiskissink, Menokeosawin, Bessonne, Jeannotte et Tawachiche ce qui représente une taille de 7296 km2.

Selon les résultats de l’étude, celles-ci ont une valeur économique cumulée de 173,2 millions de dollars par année.

Cette valeur s’explique grandement «par l’extraordinaire capacité des écosystèmes forestiers et milieux humides à séquestrer et stocker le carbone. Ce potentiel de diminution du coût social des changements climatiques est évalué à 167,3 millions de dollars chaque année».

Les retombées économiques des activités récréotouristiques, notamment la chasse et la pêche, pratiquées sur le territoire des zecs représentent 2,4 M$ par an.

Les zecs génèrent également des retombées économiques régionales importantes, estimées à 712 100 $ par année. Ce chiffre inclut par exemple les dépenses engagées par les visiteurs pour la restauration et l’hébergement.

Pour l’ensemble de la superficie des zecs de la région, les redevances à l’état générées par les activités forestières correspondent, selon cette étude, à une moyenne de 2,7 M$ annuellement. Par la présence d’érables à sucre, le potentiel acéricole sur le territoire des zecs est estimé à 167 400 $ par an. Zecs Québec a dévoilé le deuxième volet des résultats, en lien avec une étude sur la valeur économique du Réseau Zec réalisée conjointement avec l’Université du Québec en Outaouais, l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, Mitacs accélération, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, ainsi que les 63 zecs de chasse et pêche, afin de mettre de l’avant l’importance économique des zecs dans les régions concernées

«Avec ses 48 000 km2, les zecs forment le plus grand réseau faunique et aussi, le plus fréquenté», assure-t-on.

Une analyse des retombées économiques d’activités telles le récréotourisme et l’exploitation forestière, mais aussi d’autres bénéfices naturels, comme la séquestration du carbone, a permis d’estimer que c’est une valeur totale de plus de 1,3 milliard de dollars qui est générée annuellement par le Réseau Zec. On parle de plus de 150,8 M$ si l’on exclut la valeur carbone.

«Les résultats de cette étude font état de l’importance non seulement écologique, mais économique du Réseau Zec et invitent à protéger ces territoires qui sont au cœur du développement durable des régions du Québec», indique l’organisme Zecs Québec.

Il est possible de consulter l’ensemble des documents de l’étude sur le site www.reseauzec.com/#/publications.v