L'aluminerie de Bécancour

Les travailleurs d'ABI à la rescousse

Amorçant leur troisième mois de grève à l'usine de Laval, les 70 travailleurs de Samuel & Fils viennent de recevoir un coup de pouce de leurs confrères métallos de l'Aluminerie de Bécancour.
Ces derniers ont non seulement remis aux grévistes un chèque de 6000 dollars, mais ils s'engagent aussi à les appuyer sur une base mensuelle en leur versant un montant de 2000 dollars. 
«Nous sommes passés par là en 2004, nous savons que c'est difficile et que la solidarité aide à tenir le coup. Les employeurs essaient de nous avoir à l'usure, on ne peut pas les laisser faire. C'était important pour nous de contribuer à leur lutte pour préserver de bons régimes de retraite pour tous», explique le vice-président de la section locale 9700 des Métallos, Pierre Charrois.
Le don provient de fonds amassés par les travailleurs et dédié à soutenir les luttes de groupes en conflit. Celui-ci a été mis sur pied après le dernier conflit de travail qui s'était tenu à l'Aluminerie de Bécancour en 2004.
Ce nouveau don s'ajoute à des dizaines d'autres, provenant de sections locales métallos partout au Québec. Plusieurs de ces appuis sont récurrents, c'est-à-dire qu'un montant sera versé chaque semaine ou chaque mois, tant et aussi longtemps que la grève durera.
Par exemple, la section locale 6586, représentant les travailleurs d'ArcelorMittal à Contrecoeur, effectue chaque mois un don similaire à celui des travailleurs d'ABI.
«Ça fait toute une différence de sentir que les métallos du Québec nous appuient concrètement dans notre lutte. Ça aide à tenir le coup. Jusqu'à maintenant, les négociations sont toujours au point mort, on a l'impression que l'employeur fait exprès de laisser traîner les choses en longueur, ne daignant même pas répondre à nos propositions», a conclu le président de la section locale 9441 représentant les travailleurs en grève, Alain Paiement.