Philippe Bourdeau, consultant chez Raymond Chabot Grant Thornton, Béatrice Roy-Prince, conseillère en développement et communications à la SADC du Haut Saint-Maurice, Tommy Déziel, directeur général de la SADC du Haut Saint-Maurice et Julie Noël, conseillère au développement économique au SDÉF.

Les habitudes d’achat des Latuquois seront analysées

La Tuque — Les comportements d’achat et opportunités d’affaires du marché latuquois seront scrutés à la loupe dans les prochaines semaines. La SADC du Haut Saint-Maurice, en collaboration avec le Service de développement économique et forestier de La Tuque (SDÉF), a mandaté la firme Raymond Chabot Grant Thornton afin de réaliser une étude sur le sujet.

«On veut avoir le portrait actuel de la situation. Des fuites commerciales, il y en a partout, on le sait. Il y a déjà eu une étude en 1999 et on veut actualiser les données. En 1999, il n’y avait pas internet. On veut se servir de ces données pour ensuite aider nos commerçants à développer et diversifier leur offre, mais aussi à répondre aux besoins des Latuquois. On ne veut pas porter de jugement, on veut faire un constat et voir comment on peut être encore meilleur dans le futur», insiste Tommy Déziel, directeur général de la SADC du Haut Saint-Maurice.

Ce dernier soutient qu’il existe peu de données permettant de calculer l’impact économique et social de ce phénomène en Haute-Mauricie.

«Le but premier est de pérenniser les entreprises qui sont déjà là. On peut aussi être à l’affût des opportunités pour nos entreprises locales, aller chercher de nouveaux marchés», ajoute Julie Noël, conseillère au développement économique au SDÉF.

Afin d’assurer la réussite de cette étude, la population sera invitée à participer via un sondage en ligne sur ses habitudes d’achat. Les gens ont jusqu’au 6 mars pour se faire entendre.

«La participation des citoyens est primordiale et démontre leur appui aux commerces latuquois.»

En plus d’évaluer les comportements d’achat de la population, l’un des objectifs de cette étude est également d’évaluer les besoins des grands donneurs d’ordres de notre région.

Les résultats de cette étude devraient être rendus publics à la fin du mois de mars. D’ailleurs le SDÉF portera un grand intérêt aux conclusions qui devraient permettre aux intervenants économiques de guider les gens d’affaires actuels et futurs.

«On le sait, l’achat à l’extérieur et l’achat en ligne font extrêmement mal au secteur commercial. L’objectif de cette étude est de prendre conscience des habitudes d’achat de la population, d’avoir un portrait le plus juste possible de l’offre et de la demande en biens et services et de déceler des opportunités pour développer les entreprises d’ici», a conclu Danielle Rémillard, directrice du SDÉF.

Le sondage est disponible sur le site web de la SADC au https://sadchsm.qc.ca/