Johanne Hinse et Andréanne Guilbert, respectivement présidente et directrice générale de la CCI3R, sont évidemment favorables à l’achat local et à l’initiative du gouvernement Le panier bleu.
Johanne Hinse et Andréanne Guilbert, respectivement présidente et directrice générale de la CCI3R, sont évidemment favorables à l’achat local et à l’initiative du gouvernement Le panier bleu.

Les chambres de commerce prônent plus que jamais l’achat local

Trois-Rivières — La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), la Chambre de commerce et d’industrie du Cœur-du-Québec (CCICQ) et la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R) sont fières d’appuyer et d’être partenaires du programme de dynamisation de l’achat local le Panier Bleu.

Il faut dire que la CCI3R avait déjà lancé sa page La force de l’ensemble, réunissant des entreprises trifluviennes qui se réinventent pendant la crise.

«Désormais, nous encourageons la communauté d’affaires à investir dans nos entreprises, notamment celles qui font du commerce en ligne ou encore des livraisons. On sait que les impacts économiques de cette pandémie seront majeurs, mais je crois qu’il faut avoir confiance en nos entrepreneurs, qui sauront se relever, avec du temps», commente la présidente de la CCI3R, Johanne Hinse.

Quant au Panier Bleu, dit-elle, il permet aux entreprises locales de se faire connaître à l’extérieur de la région ou de renforcer leur présence dans la province.

«Comme notre site connaît un excellent taux de visites pendant la pandémie et que ce dernier se verra ajouter d’autres fonctionnalités après la crise, nous avons décidé de maintenir la page. Nous invitons les entreprises inscrites sur notre page web à se diriger également vers le nouveau site lepanierbleu.ca, qui comprendra un répertoire où les commerçants pourront se faire connaître et mettre de l’avant leurs offres pendant et après la crise», précise la directrice générale de la CCI3R, Andréanne Guilbert.

«Nous ajouterons un lien vers lepanierbleu.ca afin que les organisations trifluviennes s’y affichent aussi. À noter que chaque entreprise est responsable de la validation des critères de l’admissibilité à ce site. Il faut pouvoir saisir toutes les opportunités de visibilité et permettre à l’argent de rester chez nous», renchérit-elle.

Les deux dirigeantes précisent que l’achat local est un dossier sur lequel la CCI3R prévoyait déjà se pencher avant la crise.

Par ailleurs, la FCCQ avait lancé il y a deux semaines la campagne J’achète bleu pour faire valoir le commerce en ligne québécois, un mouvement qui a rencontré un grand engouement partout au Québec.

Via ses réseaux sociaux et la page jachetebleu.ca, la FCCQ et la CCICQ ont fait la promotion de commerces qui offrent leurs services en ligne afin d’aider les consommateurs qui souhaitent soutenir l’économie locale. Les entreprises inscrites à J’achète bleu seront redirigées vers le nouveau site lepanierbleu.ca, qui comprendra un répertoire où les commerçants pourront se faire connaître et mettre de l’avant leurs offres pendant et après la crise.

Pour sa part, la CCICQ est fière d’avoir initié un répertoire de 120 entreprises, à ce jour, qui offrent des services en ligne et de livraison.

«La CCICQ se joint à la FCCQ pour soutenir cette initiative du gouvernement. Nos entreprises de la région de du Cœur-du-Québec sont évidemment fortement impactées et il est plus que nécessaire de les soutenir en cette période de crise», a indiqué Nathalie Rocherfort, directrice générale de la CCICQ.

Finalement, les trois organisations ont pris acte de la décision du gouvernement de prolonger la fermeture de l’accès physique à toutes les entreprises qui ne sont pas des services essentiels jusqu’au 4 mai. Les entreprises qui ont déjà adapté leurs pratiques, que ce soit au moyen du télétravail ou par le commerce en ligne, pourront continuer d’exercer leurs opérations.

«Le contexte est exceptionnel et même si cette décision est évidemment compréhensible, les impacts négatifs sont considérables pour les entreprises québécoises. C’est pourquoi les gouvernements doivent être présents pour les supporter dans cette période difficile. En plus des récentes annonces, d’autres gestes seront à poser en fonction de l’évolution de la situation et pour qu’un maximum d’entreprises puissent être en mesure de reprendre leurs activités à la sortie de cette crise», a conclu Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.