Chantal Trépanier, présidente-directrice générale de SIM Cognibox et coprésidente de GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud.

Les besoins croissants des entreprises en TI

TROIS-RIVIÈRES — En constante croissance dans la région, les entreprises en technologie de l’information (TI) peinent à recruter de nouveaux talents. Pour y arriver, GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud et Force TI tenaient jeudi la 2e édition de l’événement Vitrine TI à Trois-Rivières. Pas moins de 300 personnes ont pris part à cette soirée où les entreprises présentes redoublaient d’originalité pour attirer l’attention.

Plus qu’un simple salon de l’emploi, l’événement Vitrine TI offre la possibilité aux entreprises de faire de courtes présentations de deux minutes devant les potentiels travailleurs pour se démarquer. Certaines entreprises ont même opté pour des présentations originales, comme un membre de Cognibox qui s’est présenté avec un déguisement de zèbre sur scène. Ces «pitchs» de vente devaient marquer les esprits.

Cette portion de la soirée était animée par Rémi-Pierre Paquin.

«Ce soir, le meilleur pitch va peut-être avoir un ou deux étudiants qui vont appliquer et avoir l’emploi. On cherche tous les mêmes ressources. Toutes les entreprises ont des tactiques et des stratégies différentes», explique Laurent Chevrette de Factora. «En 120 secondes, tu dois présenter ton entreprise, qui tu es et tu dois être capable de te démarquer des autres qui sont là.»

Une entreprise comme Factora qui œuvre à travers le monde à partir de Trois-Rivières est à la recherche depuis plusieurs mois des développeurs, des ingénieurs et des informaticiens. «Nous avons présentement six postes d’ouverts. On avait ces postes d’ouverts il y a quelques mois et on essaie encore. C’est très difficile», avoue M. Chevrette.

Félix-Antoine Huard, cofondateur de Rum & Code  lors de sa présentation de 2 minutes devant les participants de l'événement Vitrine T.I.

Jeune entreprise avec le vent dans les voiles, Rum & Code participait aussi à cette soirée de recrutement pour une deuxième fois. «Nous cherchons encore et toujours des développeurs. C’est vraiment le nerf de la guerre dans la région. Nous avons une stratégie d’embauche différente, car nous voulons contrôler notre croissance. Nous sommes venus surtout à la rencontre des gens, nous ne sommes pas en campagne de recrutement», précise Félix-Antoine Huard, cofondateur de l’entreprise, qui souhaitait surtout démontrer aux participants que les technologies de l’information n’est pas un domaine réservé qu’aux programmeurs.

«Il peut y avoir des designers, des chargés de projet ou des analystes. De plus en plus les métiers se diversifient dans les technologies de l’information et c’est ce qui est intéressant.»

Bien que méconnu du grand public, le domaine des technologies de l’information regroupe 30 entreprises en Mauricie, dont sept travaillent à l’étranger. Cette industrie qui a connu une croissance de 93 % depuis 5 ans a un chiffre d’affaires de 73 millions $ annuellement dans la région et emploie plus de 800 personnes.

Répondre aux besoins des entreprises

Chantal Trépanier, présidente-directrice générale de SIM Cognibox et coprésidente de GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud, affirme que les professionnels des technologies de l’information sont de plus en plus diversifiés. On retrouve de ces professionnels dans plusieurs secteurs d’activités. Or, les programmes d’éducation offerts dans la région ne sont pas totalement adaptés à la réalité des entreprises.

Conscientes de cette réalité, les institutions d’enseignement de la région ont pris part à l’événement Vitrine TI et participent à un projet de GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud. Une rencontre a eu lieu entre les dirigeants d’entreprises et des représentants des institutions d’enseignement afin de mieux arrimer les formations aux besoins des entreprises. Le domaine des technologies de l’information évolue très rapidement, si bien que les programmes d’éducation peuvent rapidement être dépassés sur certains aspects.

«Nous planchons sur le projet Panel TI depuis près d’un an pour qu’il y ait une meilleure collaboration entre les institutions d’enseignement et les entreprises en terme d’adaptation des formations à nos besoins», explique Chantal Trépanier. «Le panel va servir à aller prendre les besoins. L’objectif est que les programmes soient adaptés aux technologies qu’on utilise et à nos méthodes de travail.»