Le président du STEEN-SCEP, Patrice Girard, le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, Clément Masse, et le président du Syndicat des installations portuaires de La Baie, section locale 1946 d’Unifor, Jérôme Fortin.

Les appuis financiers se poursuivent

Bécancour — Alors que vient de s’amorcer la quatorzième semaine de lock-out à l’Aluminerie de Bécancour, les syndiqués ont reçu vendredi une autre vague d’appuis en provenance du Saguenay. Si le Syndicat des installations portuaires de La Baie, section locale 1946 d’Unifor, s’engage à verser 3500 dollars par semaine, le Syndicat des travailleurs et travailleuses d’Énergie électrique nord (STEEN-SCFP) a annoncé une contribution hebdomadaire de 3000 dollars en plus de remettre un chèque de 20 000 dollars.

«Il n’y a pas de drapeaux pour la solidarité», a lancé le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, Clément Masse, en saluant ces soutiens qui proviennent de différentes bannières syndicales.

Les dizaines de travailleurs venus en autobus du Saguenay travaillent pour Rio Tinto. «On a un employeur commun. Le travail que l’employeur fait, on vit la même chose chez nous. C’est une question de respect à un moment donné. Il faut s’aider entre nous pour être capable de faire comprendre à ces entreprises-là qu’il faut qu’elles nous respectent», a confié au Nouvelliste le président du STEEN, Patrice Girard.

Son homologue du Syndicat des installations portuaires de La Baie, Jérôme Fortin, a livré un discours bien senti aux nombreux lockoutés d’ABI.

«On a entendu votre appel à l’aide. On a tous besoin des uns les autres contre les compagnies à l’appétit vorace qui grugent les conditions de travail et prennent les ressources naturelles des régions. On est écœuré. C’est sûr qu’on va être là tout le long de votre conflit. C’est une petite brique qui vient se rajouter à votre mur pour tenir tête à ces compagnies-là», a-t-il lancé.

Du côté du Syndicat des Métallos, on prépare cette manifestation à Pittsburgh, le 9 mai prochain, lors de l’assemblée des actionnaires d’Alcoa, pour rappeler «qu’ils ont pris une mauvaise décision en décrétant un lock-out à Bécancour», explique Clément Masse.

«Présentement, il n’y a aucun contact avec l’employeur. Ça n’a pas bougé depuis cette dernière rencontre du 8 mars où l’employeur était venu annoncer qu’il retirait son offre finale et qu’il préparait des propositions. Et on n’a toujours pas de nouvelles de l’employeur sur cette fameuse proposition», conclut-il.