Légère baisse du taux de chômage à Trois-Rivières en novembre

Le taux de chômage a subi un léger recul de 0,2 point le mois dernier, pour se situer à 7,2 pour cent dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières. En Mauricie, la baisse aura été deux fois plus importante, pour atteindre 6,4 pour cent.
Au plan régional, pas moins de 119 900 personnes étaient en emploi, soit 400 de plus qu'en octobre, pour une hausse de 0,3 %. Sur une base annuelle, la Mauricie dégageait un solde positif de 2400 postes, soit une progression de l'ordre de deux pour cent.
«Il n'en demeure pas moins que la région s'enrichit de postes à temps partiel et non plus de personnes travaillant à temps plein», fait remarquer l'économiste régional indépendant, Jules Bergeron.
Selon lui, le marché du travail de la région «ne fonctionne pas du tout à sa pleine capacité», malgré un niveau d'emploi élevé et un taux de chômage relativement satisfaisant.
«La progression soutenue de l'emploi à temps partiel, le recul significatif du nombre de personnes travaillant à temps plein de même qu'un taux d'activité moins élevé qu'en 2015 nous incitent à la plus grande des prudences pour les prochains mois», a indiqué l'ancien professionnel chez Emploi-Québec.
Au pays, le taux de chômage a reculé à 6,8 pour cent en novembre, a annoncé vendredi Statistique Canada. Ce recul de 0,2 point de pourcentage est attribué à un déclin du nombre de gens à la recherche de travail.
L'emploi au Québec a connu peu de variation le mois passé. À la suite d'une baisse du nombre de personnes à la recherche de travail, le taux de chômage a diminué de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 6,2 pour cent, le taux le plus bas depuis 1976. Par rapport à 12 mois plus tôt, l'emploi au Québec a progressé de 81 000 (+2%) et le nombre de chômeurs a diminué de 56 000 (-17%).
En conférence de presse, vendredi matin, le ministre québécois des Finances, Carlos Leitao, a indiqué que ces données reflétaient la stabilité budgétaire offerte par son gouvernement.
«Quand on dit que la stabilité budgétaire contribue à l'amélioration de la confiance, ce qui, par la suite, améliore la création d'emploi, je pense qu'on vient de voir aujourd'hui la confirmation de cela», a-t-il déclaré, ajoutant que les libéraux étaient dans la bonne voie pour réaliser leur promesse électorale de créer 250 000 emplois d'ici la fin de leur mandat.
Les données sur l'emploi sont toutefois présentées quelques jours après l'annonce de la fermeture de l'usine montréalaise Mondelez, qui enverra 454 travailleurs au chômage à quelques semaines de Noël.
La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a d'ailleurs vertement critiqué l'entreprise, vendredi, la décrivant comme un «mauvais citoyen corporatif» et déplorant son manque d'ouverture en matière d'innovation. «C'est l'exemple patent de ce qu'on ne veut pas avoir au Québec», a-t-elle lancé.
L'emploi en Ontario a légèrement progressé en novembre (+19 000 ou +0,3%), après avoir enregistré une augmentation notable le mois précédent. Le taux de chômage a peu varié, se fixant à 6,3% en novembre. Comparativement à 12 mois plus tôt, l'emploi dans la province s'est accru de 105 000 (+1,5%).
Au Nouveau-Brunswick, le taux de chômage a chuté de 1,3 point de pourcentage par rapport au mois précédent, s'établissant à 8,7%.
En Nouvelle-Écosse, le taux de chômage était de 8 pour cent, en hausse de 0,4 point de pourcentage. Par rapport à 12 mois plus tôt, l'emploi dans la province était pratiquement inchangé.
Pour l'ensemble du pays, plus de personnes travaillaient dans la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location, dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs, ainsi que dans le secteur des «autres services» et dans l'agriculture. Par ailleurs, des baisses ont été observées dans le secteur de la construction, le secteur de la fabrication, ainsi que dans le transport et l'entreposage.
En collaboration avec la Presse Canadienne