L'économie régionale en bref

Aide de 27 296 $ à Matelas Avanti

Saint-Narcisse — Par l’entremise du Programme Exportation, le gouvernement du Québec attribue une aide financière de 27 296 $ à Matelas Avanti afin de soutenir la réalisation d’un projet de commercialisation hors Québec. C’est le député de Champlain, Pierre Michel Auger, qui en a fait l’annonce vendredi au nom de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade. Matelas Avanti compte ainsi accélérer le développement de ses ventes hors Québec, principalement dans les Maritimes et en Ontario, en élargissant son réseau de distribution. Pour ce faire, une étude de marché permettant de cibler une trentaine de détaillants a été réalisée.

L’entreprise, qui a participé au Salon canadien du meuble de Toronto en 2017, participera également à différentes missions de prospection. En outre, elle continuera d’explorer le marché de l’Inde, conformément à sa vision de développement à l’international.

«Matelas Avanti, une entreprise d’ici, possède un grand potentiel de croissance. Nous sommes heureux de pouvoir contribuer à son projet d’exportation afin qu’elle puisse commercialiser ses produits de grande qualité à l’extérieur du Québec. Sa participation au Salon de l’ameublement canadien à Toronto lui a permis de faire valoir son savoir‑faire auprès du reste du Canada», a commenté M. Auger.

L’entreprise familiale de Saint-Narcisse compte actuellement 18 employés. Elle fabrique des matelas, des sommiers et des oreillers destinés aux marchands de meubles et aux boutiques spécialisées.

Assemblée des créanciers de Minéraux rares Quest: proposition acceptée

Bécancour — Une autre étape vient d’être franchie dans le dossier de Minéraux Rares Quest alors que les créanciers viennent d’accepter une proposition en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité

Évalué à 1,3 milliard de dollars, ce projet avait été annoncé en 2013. Prévues à Bécancour, les installations devaient permettre de séparer et produire des oxydes d’éléments de terres rares qui entrent dans la fabrication d’appareils électroniques.

Le projet devait créer 300 emplois à Bécancour, en plus de donner du travail à 500 personnes pour la mise en chantier... à compter de 2016. En avril 2014, la direction poussait même l’audace jusqu’à annoncer la construction d’une deuxième usine, qui ajoutait un investissement supplémentaire de 300 millions $ et l’ajout d’une centaine d’emplois. L’ampleur des sommes requises et la difficulté de trouver des partenaires privés auront continuellement repoussé le projet.

C’est en juillet 2017 que le promoteur de cette usine hydrométallurgique avait annoncé son intention d’avoir recours aux dispositions légales à sa disposition afin de se protéger de ses créanciers. 

Par la suite, l’entreprise aura obtenu plusieurs délais afin de présenter une proposition à ces derniers, qui vient d’être acceptée. 

Le représentant de la compagnie n’a pu être joint pour commenter la suite des choses.

Pour sa part, le président-directeur général de la Société du Parc portuaire et industriel de Bécancour, Maurice Richard, n’avait «absolument rien» de neuf à rapporter dans ce dossier. «C’est mort. J’ai hâte de voir ce qui va arriver avec la mine qu’ils possèdent», a-t-il simplement indiqué.