Alors que le taux de chômage est resté stable dans notre région en décembre, pour tout le pays il a atteint le taux le plus faible observé depuis janvier 1976.

Le taux de chômage stable à 5,3 % en décembre à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Le taux de chômage est au beau fixe à Trois-Rivières alors qu’il s’est maintenu à 5,3 pour cent en décembre 2018. Quant au taux d’activité, il a subi un recul de 1,1 point par rapport à novembre 2018, passant de 59,8 % à 58,7 %.

Au pays, le taux de chômage s’est établi à 5,6 pour cent pour 2018, en baisse de 0,2 point de pourcentage, a indiqué vendredi Statistique Canada. Il s’agit du taux le plus faible observé depuis janvier 1976, lorsque des données comparables sont devenues disponibles.

Après une croissance robuste en 2017, l’emploi au Québec est demeuré au même niveau en 2018. Le nombre de personnes à la recherche de travail ayant augmenté, le taux de chômage a connu une hausse de 0,5 point de pourcentage pour passer à 5,5 pour cent à la fin de 2018.

L’économie canadienne a conclu 2018 avec l’ajout de 9300 nouveaux emplois nets en décembre.

Les économistes s’étaient attendus à l’ajout de 5500 emplois et un taux de chômage de 5,7 pour cent, selon Thomson Reuters Eikon.

Le résultat de décembre fait suite à un gain de 94 100 emplois nets en novembre, la plus forte augmentation mensuelle au pays depuis mars 2012.

Dans le rapport sur l’emploi, vendredi, le gain de 9300 emplois pour décembre a été jugé trop faible par Statistique Canada pour être statistiquement significatif.

Mais un examen plus attentif a révélé d’importants changements.

L’Alberta, qui a été durement touchée par la chute des prix du pétrole, a enregistré une nette diminution de 16 900 emplois le mois dernier, soit 0,7 pour cent par rapport à novembre. Un bond du travail à temps partiel a été largement contrebalancé par une perte de 36 200 emplois à temps plein.

Pour l’ensemble de 2018, l’emploi en Alberta a augmenté de 0,9 pour cent, alors que la province a créé 21 600 emplois. Le taux de chômage provincial est passé de 7 pour cent au début de 2018 à 6,4 pour cent à la fin de l’année.

En 2018 au pays, l’emploi chez les femmes âgées de 25 à 54 ans a augmenté de 125 600 postes, soit 2,2 pour cent, comparativement à 60 600 emplois supplémentaires chez les hommes, une hausse d’un pour cent dans ce même groupe d’âge.

Ce rapport rendu public vendredi constitue la première publication majeure de données économiques en 2019.

La Banque du Canada surveille la croissance des salaires en vue de ses décisions en matière de taux d’intérêt, en essayant de déterminer dans quelle mesure les ménages endettés peuvent absorber des coûts d’emprunt plus élevés.

La banque centrale, qui fera une annonce sur les taux d’intérêt mercredi prochain, a relevé son taux directeur cinq fois depuis l’été 2017 en réponse à la forte performance économique du Canada. Le gouverneur, Stephen Poloz, a indiqué que des augmentations supplémentaires seraient nécessaires pour empêcher une inflation trop élevée.

Même dans un marché du travail resserré, la dernière enquête sur les forces de travail montre que la croissance des salaires au pays a fourni une autre lecture faible en décembre de 1,49 pour cent, ce qui est bien inférieur à l’inflation.

La croissance moyenne annuelle des salaires horaires des employés permanents a été de 1,46 pour cent en novembre - et elle a ralenti régulièrement depuis le sommet atteint en mai de 3,9 pour cent.

Selon Statistique Canada, le pays a généré 163 300 nouveaux emplois nets en 2018, soit une augmentation de 0,9 pour cent, ce qui constitue un rythme de croissance plus lent comparativement à 2,3 pour cent en 2017 et à 1,2 pour cent en 2016.

La croissance de l’emploi en 2018 a été principalement concentrée dans les secteurs des services, qui ont généré 151 000 postes, comparativement à une augmentation de seulement 12 300 dans les industries produisant des biens.