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Le taux de chômage a augmenté de 0,2 % à Trois-Rivières de novembre à décembre 2020.
Le taux de chômage a augmenté de 0,2 % à Trois-Rivières de novembre à décembre 2020.

Le taux de chômage passe à 5,9 % à Trois-Rivières

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Le taux de chômage est passé de 5,7 % en novembre à 5,9 % en décembre dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières. Il s’agit d’une hausse de 0,7 point par rapport à la même période en 2019. En Mauricie, le taux de chômage atteignait 6,8 % le mois dernier, pour une légère augmentation de 0,5 point. En décembre 2019, il était de 6,4 %.

L’économie canadienne a enregistré en décembre sa première perte mensuelle d’emplois depuis avril, dans un contexte de resserrement des restrictions de santé publique pour ralentir la résurgence de la pandémie.

L’économie a perdu 63 000 emplois le mois dernier, a indiqué vendredi Statistique Canada, et le taux de chômage a légèrement augmenté à 8,6 %, contre 8,5 % en novembre.

Les pertes d’emplois ont mis fin à une série de gains mensuels d’emplois qui a commencé en mai, lorsque les restrictions initiales mises en place pour ralentir la propagation de la pandémie ont commencé à être assouplies.

L’emploi à temps plein en décembre a augmenté de 36 500 postes, mais 99 000 pertes d’emplois à temps partiel ont aussi été enregistrées.

Selon Statistique Canada, le nombre total d’heures travaillées a diminué pour la première fois depuis avril, retraitant de 0,3 % en décembre.

L’emploi a diminué dans les industries les plus directement touchées par les nouvelles mesures de santé publique et celles qui étaient déjà en place.

La catégorie des services d’hébergement et de restauration a perdu 56 700 emplois en décembre, tandis que la catégorie des «autres services», qui comprend les salons de coiffure, les services de blanchissage et d’autres domaines touchés par les mesures de santé publique, en a perdu 30 800. Le groupe de l’information, de la culture et des loisirs a vu 18 800 emplois disparaître.

Le nombre d’emplois dans les industries productrices de services a diminué pour la première fois depuis avril, reculant de 74 000 en décembre. Les industries productrices de biens ont créé 11 300 emplois.

Différences régionales

Puisque les mesures de restrictions de santé publique étaient différentes dans les régions du pays, les conditions du marché du travail variaient d’une province à l’autre. L’emploi a reculé en Nouvelle-Écosse, en Saskatchewan, au Manitoba et à l’Île-du-Prince-Édouard, et il est demeuré stable dans les six autres provinces, a observé Statistique Canada.

L’emploi a uniquement atteint son niveau observé en février avant la COVID-19 à Terre-Neuve-et-Labrador, et il en était le plus éloigné en Alberta (-5,4 %) et au Manitoba (-5,8 %).

Au Québec, l’emploi a peu varié pour un troisième mois consécutif, ce que l’agence fédérale a attribué aux mesures de santé publique plus sévères en vigueur depuis le début d’octobre. Au total, 16 800 emplois québécois ont disparu le mois dernier, et des pertes ont été constatées tant dans les postes à temps plein que dans ceux à temps partiel.

Comme il y avait moins de personnes à la recherche de travail, le taux de chômage québécois a diminué de 0,5 point de pourcentage en décembre pour s’établir à 6,7 %, ce qui était le taux le plus bas parmi toutes les provinces.

Avec la collaboration de la Presse canadienne