Le taux de chômage baisse à 7,6 % à Trois-Rivières

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le taux de chômage est passé de 9,8 % en juillet à 7,6 % en août dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières. Il s’agit néanmoins d’un taux plus élevé de 2,1 points par rapport à août 2019. Quant au taux de chômage en Mauricie, il a chuté à 8 % contre 10,8 % le mois précédent. Il reste toutefois supérieur de 3,2 points comparativement à la période correspondante de l’année dernière.

Par ailleurs, le taux d’activité atteint 60,1 % dans l’agglomération trifluvienne, soit un gain de 1,1 point en un mois. Au plan régional, il est plutôt stable à 58,2 %, ce qui représente tout de même une amélioration de 2,5 % sur une base annuelle.

L’économie canadienne a créé 246 000 emplois en août, mais la cadence des gains a ralenti comparativement à juillet, alors que 419 000 emplois avaient été ajoutés, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Il s’agit d’un quatrième mois consécutif de création d’emplois à la suite du confinement de ce printemps lié à la pandémie de COVID-19, ce qui porte l’emploi à 1,1 million de son niveau prépandémique.

Les gains en août ont été largement issus du travail à temps plein, qui présentait un retard par rapport aux gains de l’emploi à temps partiel.
Le nombre de travailleurs à temps plein a augmenté de 206 000, tandis que celui des travailleurs à temps partiel a augmenté de 40 000.
L’emploi à temps plein est maintenant à près de 6 % de son niveau prépandémique, tandis que l’emploi à temps partiel montre un déficit de 3,9 % à ce chapitre.

L’emploi a également augmenté à un rythme plus rapide pour les femmes que pour les hommes pour le troisième mois consécutif, Statistique Canada ayant rapporté que les femmes ont gagné
environ 150 000 postes en août, comparativement à 96 000 pour les hommes.

En outre, le nombre de Canadiens travaillant moins de la moitié de leurs heures habituelles - probablement en raison de la COVID-19 - a diminué de 14,6 %. Cela laisse quelque 713 000 travailleurs pour qui le nombre d’heures travaillées reste moindre, un chiffre en baisse par rapport à celui du pic de 2,5 millions observé en avril.

Davantage de Canadiens se sont dirigés vers le travail plutôt que vers leur bureau à domicile, selon Statistique Canada, soulignant que 300 000 personnes de moins travaillaient à domicile, tandis que celles qui travaillaient ailleurs qu’à la maison ont augmenté de près de 400 000.
Le taux de chômage a reculé à 10,2 % en août, contre 10,9 % en juillet.

Les économistes s’attendaient à un gain légèrement plus élevé de 275 000 emplois en août, et à un taux de chômage de 10,1 %, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Statistique Canada a estimé que le taux de chômage en août aurait été de 13,0 % s’il avait inclus les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n’en avaient pas cherché.

L’emploi a augmenté dans toutes les provinces, sauf au Nouveau-Brunswick et en Alberta, a précisé Statistique Canada. Les hausses les plus marquées ont été enregistrées au Québec et en Ontario.

Au Québec, quelque 54 200 emplois ont été créés en août, par rapport à juillet. Ces gains étaient entièrement composés d’emplois à temps plein. Le taux de chômage a diminué de 0,8 point de pourcentage, enregistrant sa quatrième baisse mensuelle consécutive pour s’établir à 8,7 %.

Dans l’ensemble du pays, le taux de chômage était plus élevé pour les travailleurs issus de groupes «désignés comme minorités» que pour les travailleurs non racialisés.

Selon Statistique Canada, le taux de chômage non désaisonnalisé pour les travailleurs arabes était de 17,9 %, suivi de 17,6 % pour les travailleurs noirs, puis de 16,6 % pour ceux qui s’identifient comme Asiatiques du Sud-Est.

L’agence fédérale a également précisé que l’emploi chez les Autochtones vivant hors réserve a diminué de 1,8 % par rapport à juillet, comparativement à des gains de 1,3 % pour les Canadiens non autochtones.

Cela a laissé les Autochtones avec un taux d’emploi de 91,4 % par rapport au niveau de février, comparativement à 96,7 % pour les Canadiens non autochtones, selon Statistique Canada.

En collaboration avec La Presse canadienne