Selon le syndicat des Métallos, le conflit de travail à l’Aluminerie de Bécancour (ABI) est un facteur qui a incité Hydro-Québec à augmenter ses tarifs résidentiels.

Le Syndicat des Métallos pointe du doigt le conflit à l’ABI

MONTRÉAL — Le Syndicat des Métallos pointe du doigt le conflit de travail à l’Aluminerie de Bécancour (ABI) comme un facteur qui a incité Hydro-Québec à augmenter ses tarifs résidentiels de 0,9 %.

Selon le syndicat, qui représente les 1030 employés de l’usine, l’argent perdu par la société d’État à cause du lockout depuis janvier 2018 lui aurait permis d’éviter cette hausse. Ce montant dont Hydro-Québec a été privée s’élève à 165 millions $.

«Avec 165 millions de plus dans ses poches, Hydro-Québec aurait pu offrir un gel des tarifs à tous les résidents du Québec pendant trois ans, estime le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Alain Croteau. Lorsqu’on dit que tous les citoyens du Québec paient pour le lockout de la multinationale, on en a aujourd’hui la preuve très concrète.»

Rappelons qu’Hydro-Québec a signé une entente avec Alcoa, propriétaire de l’ABI, pour ne plus avoir à payer le bloc d’électricité qui lui est réservé advenant un cas de force majeure, ce qui inclut un lockout. Le Syndicat des Métallos demande au gouvernement du Québec, depuis plusieurs semaines, de revoir cette entente afin que cette clause soit retirée.

Les employés de l’usine de Bécancour doivent se prononcer lundi prochain en assemblée sur une nouvelle offre de règlement déposée par la direction.