Le secteur forestier veut faire partie de la relance économique.
Le secteur forestier veut faire partie de la relance économique.

Le secteur forestier veut faire partie de la relance économique

LA TUQUE — La relance économique de la Mauricie doit pouvoir passer par le secteur forestier, estime l’industrie. Elle réclame l’aide de Québec et d’Ottawa pour y arriver.

Les scieries de la Mauricie, comme celle de Rivière-aux-Rats à La Tuque, aimeraient bénéficier d’un coup de pouce dans les plans de relance de l’économie qui se mettent en place.

«Plusieurs scieries ont besoin de modernisation depuis longtemps. Il est temps d’agir pour qu’elles demeurent concurrentielles dans un marché qui pourrait perdre de la vigueur avec la crise», soutient Herman Martel, président du syndicat de la scierie de Rivière-aux-Rats affilié à la CSN.

Les scieries estiment qu’elles auront plus de difficulté à écouler leurs copeaux étant donné la baisse de régime de plusieurs papetières.

«Il faut aussi que les scieries obtiennent un coup de main pour l’écoulement de leurs copeaux qui pourraient devenir un problème environnemental plutôt qu’une ressource à valoriser», ajoute Mario Pellerin, vice-président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

La FIM-CSN interpelle Ottawa et Québec

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) exhorte le gouvernement du Québec, mais aussi celui du Canada, à appuyer la relance et la diversification de l’industrie forestière.

On affirme que la COVID-19 «accélère malheureusement le déclin de certains produits forestiers. La relance verte et durable que le gouvernement du Canada planifie peut et doit passer par la forêt».

«L’industrie forestière du pays doit faire partie de cette relance verte et nous souhaitons vivement qu’Ottawa inclue le secteur forestier dans ses plans», insiste Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

La Fédération soutient que la mise en place de nouvelles filières écologiques basées sur la fibre forestière est non seulement un moyen de diminuer les gaz à effet de serre, mais aussi de fournir de bons emplois en région «tout en trouvant une nouvelle vocation à des usines en déclin».

On affirme également que le rôle du Québec ne se limite pas à baisser le coût de la fibre.

«Québec doit aussi jouer un rôle dans la relance de son industrie forestière et ne pas se contenter d’agir en spectateur face à la planification qu’Ottawa prépare», note FIM–CSN.

«Le ministre de la Forêt, Pierre Dufour, ainsi que son gouvernement doivent sortir de leur mutisme et dire clairement s’ils vont jouer un rôle actif pour s’assurer que cette filière continue de fournir des emplois en région. Il n’y a pas de raison de rester les bras croisés et de regarder certaines usines mourir à petit feu comme nous le faisons depuis plus de dix ans. La forêt pourrait fournir au moins 20 % plus d’emplois dans les régions où elle se trouve si on misait sur de nouvelles filières d’avenir. Pour sortir de la crise actuelle, nous devons favoriser une réelle relance de l’industrie forestière et redonner aux régions les moyens de leurs ambitions afin de faire fructifier leur richesse naturelle», conclut Louis Bégin.