Patrice Mangin

Le projet de bioraffinerie attire encore l'attention

Bioénergie La Tuque (BELT) continue de faire tourner les têtes à l'international. Une délégation de l'organisme a présenté le projet de bioraffinerie à un groupe d'experts venus de partout à travers le monde lors de travaux de l'Agence internationale de l'Énergie-Bioénergie qui se tenait à Göteborg en Suède dernièrement.
L'équipe BELT était composée de la professeure Évelyne Thiffault et de ses étudiants, Ichrak Lakhdhar et Léonard Nkunzimana de l'Université Laval, de Biljana Kulisic, de l'Institut de l'Énergie de Zagreb de la Croatie et de Patrice Mangin, directeur général de Bioénergie La Tuque.
Il a été question de mesure, de gouvernance et du soutien aux chaînes d'approvisionnement pour la bioénergie durable.
«Grâce à l'instigation de la professeure Évelyne Thiffault, le projet La Tuque est aujourd'hui devenu un sujet d'étude d'un important projet de l'AIE-Bioénergie visant à synthétiser les travaux de plusieurs groupes internationaux», a fait savoir BELT. 
La délégation a présenté le contexte, les objectifs du projet, et les travaux préliminaires sur l'acceptabilité sociale régionale. D'ailleurs les résultats, qui seraient forts encourageants selon BELT, ont été présentés à La Tuque, jeudi.
«Ce ne sera pas présenté publiquement encore. [...] C'est extrêmement encourageant, on peut dire qu'on a le support des gens. Il faut le dire d'une manière plus certaine et concrète, il nous faut une étude qui soit un peu plus poussée», a commenté Patrice Mangin.
Les dirigeants de BELT assurent que le projet La Tuque est devenu «un modèle du genre auprès de ce groupe de renommée et d'impact international dont les objectifs sont de donner une vue d'ensemble des méthodes pour évaluer la durabilité de diverses chaînes d'approvisionnement de biomasse pour la production de bioénergie, d'évaluer la légitimité et l'efficacité des différentes approches de gouvernance de la bioénergie et de comprendre les positions et les motivations des parties prenantes par rapport à leurs perceptions sur la bioénergie». 
Patrice Mangin s'est dit satisfait de ces rencontres et discussions fort productives avec ce groupe d'experts internationaux. 
«Nous pouvons aujourd'hui considérer que le projet de bioraffinerie à La Tuque est non seulement parfaitement en phase, avec les considérations de production de carburants renouvelables à base de résidus de coupe forestière, mais qu'il est de plus un modèle du genre en ce qui a trait aux pratiques environnementales et à son acceptabilité sociale», a-t-il conclu.
Rappelons que le projet de BELT consiste à installer une bioraffinerie qui produira plus de 200 millions de litres par an de carburant totalement renouvelable. On estime qu'entre 650 000 et 1,2 million de tonnes métriques de résidus de coupe issus de la région de la Haute-Mauricie pourraient être valorisés dans l'usine. Un projet de près d'un milliard de dollars qui pourrait créer aux alentours de 490 emplois.