Laurence Haguenauer, Joe Bussiere, Dominique Anglade, Alicia Despins et Martine Rioux ont annoncé quelques détails de la Semaine numérique de Québec qui se tiendra au début d’avril.

Le numérique, un allié à apprivoiser

Le numérique est partout dans le quotidien comme dans la vie professionnelle. «C’est plus facile à comprendre pour les gens que parler technologies de l’information», avoue Joé Bussière, président du conseil d’administration de Québec numérique.

«Mais le numérique c’est aussi un allié lorsqu’on sait en tirer le meilleur», lance Martine Rioux, directrice générale de l’organisation qui gère la troisième Semaine numérique de Québec.

Avec une centaine d’activités en dix jours, du 5 au 15 avril, dans les volets professionnel et grand public, la Semaine numérique de Québec servir non seulement à faire découvrir les nouveautés applicables dans le monde des affaires et à tisser des liens entre les entreprises, mais aussi à démystifier un univers qui prend de plus en plus de place dans la vie de tous les jours.

«Depuis le lancement du Web à Québec en 2010, nous avons voulu mobiliser la communauté numérique et créer une synergie, ajoute M. Bussière. Maintenant Québec a une place enviable au plan national et à l’international, ce qui nous aide pour le recrutement de nouveaux talents.»

La vice-première ministre Dominique Anglade, aussi responsable de la stratégie numérique, note le leadership de la région de Québec qui donne une très bonne impulsion à l’entrepreneuriat numérique. «Ça permet de faire des liens et d’interpeler tous les gens touchés par le numérique dans la même semaine. C’est la beauté de la semaine numérique. Et c’est ce qui permet au Québec de se distinguer dans le monde et de rayonner à l’international», confie Mme Anglade. Elle souhaite en même temps que plus de filles s’intéressent au monde numérique pour y faire carrière.

Événement unique

Événement unique en Amérique du Nord et l’un de rares de cette envergure au monde, la Semaine numérique présentera plusieurs volets pour les professionnels dans les domaines du Web, des innovations culturelles, de la sécurité informatique, de la santé, du commerce électronique et de la réalité augmentée.

On attend au moins 25 000 participants cette année, notamment avec des activités dans le réseau des bibliothèques de la ville Québec avec des ateliers pour les juniors séniors, des conférences ou des ateliers au Musée de la civilisation. Et même une activité pour les nostalgiques des jeux vidéo dans le Pixel Warpzone.

Et le Pixel Challenge mettra quelque 500 maniaques de l’animation, du jeu et de la scénarisation dans une compétition de grande envergure sur 48 heures. En même temps, le concours Catapulte de Québec International remettra 100 000 $ en bourse à un studio indépendant pour la commercialisation de son jeu vidéo.

UN MILLION DE DOLLARS EN RETOMBÉES

La Semaine numérique amène des retombées économiques directes dans la région de Québec, estime Joé Bussière, autant dans les hôtels que les restaurants avec des gens qui vienne de partout.

Les retombées locales dépassent le million de dollars pour la ville de Québec avec ce rassemblement d’entrepreneurs, d’étudiants et de travailleurs du secteur numérique pour tisser des liens et faire du réseautage d’affaires, et apprendre un peu plus sur les dernières nouveautés.

En même temps, la Semaine numérique devient la première étape du nouveau Parcours numérique francophone, un partenariat créé en 2017 qui réunis les événements numériques Web2Day (Nantes, France), Kikk Festival (Namur, Belgique), Africa Web Festival (Abidjan, Côte D’Ivoire) et l’événement de Québec. 

L’organisation attend quelque 400 personnes de l’étranger, dont une délégation de 200 jeunes professionnels de la France et des étudiants et entrepreneurs en provenance de la Belgique et de l’Afrique.

C’est ce qui fait dire à la consule générale de France à Québec, Mme Laurence Haguenauer, que l’enjeu du numérique est «au cœur de nos politiques et au premier plan de la coopération franco-québécoise. Nous travaillons de concert avec la Semaine numérique de Québec afin de faciliter la mobilité des Français et leur participation à cet événement qui rayonne désormais au-delà des frontières».