Contenu commandité
Le monde manufacturier craint l’après-COVID-19
Le monde manufacturier craint l’après-COVID-19
Le président-directeur général de FAB 3R, Yves Lacroix.
Le président-directeur général de FAB 3R, Yves Lacroix.

FAB 3R: «en mode survie pour la prochaine année»

Déjà, Yves Lacroix avait eu toute une frousse en mars dernier alors qu’il croyait devoir fermer son usine le soir même d’une annonce faite par Québec. Heureusement que moins de 24 heures plus tard, le gouvernement corrigea le tir pour inclure son secteur d’activités, soit les pâtes et papier, dans les services essentiels.

Et depuis que le Québec est sorti de sa pause, le président-directeur général de FAB 3R commence à revoir un peu plus d’action.

«On est à 50 % de notre chiffre d’affaires présentement. On s’est évidemment budgété en fonction de ça, on a revu notre structure de coûts. Il va falloir qu’on regarde pour être en mode survie pour la prochaine année. Je ne vois pas vraiment comment je vais être en mesure de revenir là où on était avant la crise à l’intérieur d’un an. Si c’est avant ça, tant mieux, mais j’aime mieux me préparer pour un an à venir qui va être un peu plus difficile», avoue celui qui dit avoir apprécié le coup de pouce des gouvernements.

«Ça nous permet de pouvoir planifier un peu en avant de nous autres. En plus, traditionnellement l’été, ce n’est jamais une période très achalandée», poursuit-il.

Cette lente reprise permet à son équipe de revoir les processus et «de s’assurer qu’on fait les choses le plus efficacement possible». «Dans les dernières semaines, c’est surtout ça qu’on a fait, ça nous a amenés à faire des modifications sur notre façon de gérer, il a fallu qu’on apprenne à gérer différemment», admet M. Lacroix.

Alors que sa clientèle venait habituellement vérifier sur place la qualité des produits, FAB 3R rend possibles des inspections virtuelles. «On a essayé de mettre électroniques le plus de choses qu’on pouvait rendre électroniques. On est exactement dans ce virage numérique. C’est un bon temps pour se faire un plan de résilience, un plan de continuité des opérations», affirme-t-il.

À son avis, «on réécrit l’histoire». «On est sur une page blanche, c’est la première fois qu’on vit une chose de même. Ce qu’il faut qu’on regarde, c’est d’être en mesure de s’adapter et surtout de persévérer», conclut M. Lacroix.