Jean-Philippe Martin, copropriétaire du Complexe Laviolette, Marc Duval de l’entreprise Décoralium, Michel Letarte, propriétaire de l’entreprise Écobyke et Simon Brunelle, copropriétaire du Complexe Laviolette, font partie du regroupement.
Jean-Philippe Martin, copropriétaire du Complexe Laviolette, Marc Duval de l’entreprise Décoralium, Michel Letarte, propriétaire de l’entreprise Écobyke et Simon Brunelle, copropriétaire du Complexe Laviolette, font partie du regroupement.

Le milieu événementiel lance un cri du cœur

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Les entreprises qui œuvrent dans le milieu événementiel lancent un cri du cœur, elles veulent de l’aide en cette période de turbulences et d’incertitudes. Elles ne veulent pas être oubliées alors que certains entrepreneurs ont vu leur chiffre d’affaires chuter de façon considérable. Ils martèlent que l’événementiel, c’est aussi du culturel.

C’est un regroupement d’une vingtaine de fournisseurs, de promoteurs, d’agences et de sous-traitants en événementiel qui ont exprimé leurs préoccupations en début de semaine. Ils sont inquiets face aux pertes financières assumées ainsi et sont craintifs vis-à-vis le peu de ressources financières disponibles pour les aider à traverser cette crise.

«On s’est regroupé par solidarité, et d’autre part, c’est pour lever la main et dire haut qu’on existe nous aussi et qu’on a besoin d’aide. Il y a eu de l’aide pour le milieu culturel, on entend maintenant qu’il y a de l’aide pour les gymnases. On est tout à fait d’accord avec ça. On ne jalouse pas ça, mais on se dit que nous aussi on fait partie du milieu culturel. On doit être inclus», a souligné Michel Letarte, propriétaire de l’entreprise Écobyke qui fait partie du regroupement.

Une rencontre virtuelle a d’ailleurs été tenue vendredi dernier avec Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et a permis de le sensibiliser sur la situation vécue et assurer de futurs échanges à la recherche de pistes de solution.

«Il y a eu une bonne écoute. Plusieurs membres du regroupement ont pu participer. Le ministre est ouvert à poursuivre les échanges et ce que l’on veut c’est que l’on puisse trouver une solution adaptée à la réalité de ces entrepreneurs-là», a souligné M. Letarte.

Le regroupement note que depuis le mois de mars 2020, dans tout le milieu de l’événementiel, la majorité du temps investi s’est limitée à l’annulation de l’ensemble des contrats, à respecter l’ensemble des consignes établies qui limitent ou qui rendent simplement impossible la production de tout évènement et à tenter de rassurer la clientèle. On estime qu’un grand nombre d’entreprises a subi des pertes de 70 % à 95 % des revenus projetés.

«Depuis le début de la pandémie, c’est notre milieu qui s’est arrêté le premier et on a l’impression qu’on va repartir les derniers. On voit arriver la période des Fêtes avec une grande inquiétude d’ailleurs», a lancé M. Letarte.

Cette période festive représente un pourcentage de revenus important pour le milieu événementiel. On soutient qu’il sera pratiquement impossible de recouvrer l’argent perdu.

«On est loin de croire qu’on aura droit à tout ça cette année.»

On rappelle que les entreprises du milieu événementiel sont un partenaire important du milieu culturel et de sa diffusion.

L’organisation d’un festival, à titre d’exemple, nécessite l’assistance d’une multitude de fournisseurs en événementiel, que ce soit pour la location de scènes, de sonorisation, de salles, de chambres d’hôtel, de traiteurs, de décors, de fleuristes, de producteurs de spectacles et bien d’autres.

L’exemple pourrait également s’appliquer à la célébration d’un mariage, une rencontre à la suite de funérailles, l’organisation d’un congrès, d’un salon du livre, d’un vernissage, d’une soirée reconnaissance aux employés, d’un bal de finissants, etc.

On note d’ailleurs que pour la région de Trois-Rivières seulement, l’événementiel contribue à des milliers d’emplois et des millions en retombés économiques.

«Nous sommes inquiets et avons à cœur la survie de nos entreprises. Nous avons aussi, besoin d’une aide financière équitable et adaptée à notre domaine de l’événementiel», a indiqué le regroupement.