Le marché immobilier en région a connu un bon premier trimestre avec des ventes en hausse.
Le marché immobilier en région a connu un bon premier trimestre avec des ventes en hausse.

Le marché immobilier en hausse avant l’effet COVID-19

Trois-Rivières — Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, pas moins de 27 817 ventes ont été réalisées de janvier à mars, soit une augmentation notable de 18 % par rapport à la même période en 2019. Et la région n’échappe pas à cette tendance à la hausse, Trois-Rivières et Shawinigan affichant un bond respectif de 21 % et 23 %.

«Les statistiques reflètent les ventes recensées du 1er janvier au 31 mars 2020, une période relativement peu affectée par la COVID-19», tient à préciser l’APCIQ.

Pour l’ensemble de la province, le prix médian des unifamiliales a augmenté de 8 % et atteint 275 000 $. Si à Trois-Rivières, il a augmenté de 1 % pour se situer à 169 450 $, il a diminué du même ordre à Shawinigan, pour s’afficher à 125 000 $.

Par ailleurs, la baisse tendancielle de l’offre s’est poursuivie pour un 17e trimestre consécutif. De janvier à mars, on a dénombré une moyenne de 48 787 propriétés à vendre au système Centris des courtiers immobiliers, soit 21 % de moins qu’à la même période en 2019. À Trois-Rivières, la chute est de 23 %, avec 650 inscriptions en vigueur, tandis qu’à Shawinigan, le recul n’est que de 8 %, avec 434 propriétés à vendre.

Une fois de plus, les conditions du marché se sont resserrées dans la grande majorité des secteurs de la province. Les délais de vente à l’échelle provinciale se sont raccourcis comparativement à un an plus tôt: il fallait compter en moyenne 93 jours (-11 jours) pour vendre une unifamiliale, 79 jours (-22 jours) pour une copropriété et 96 jours (-3) pour une petite propriété à revenus.

«Avec près de 28 000 transactions, le premier trimestre de 2020 marquera le sommet du marché de la revente au Québec. Cela contrastera avec un brutal repli attendu au deuxième trimestre du fait de l’application de mesures sanitaires de distanciation sociale et de la suspension des activités économiques dites non essentielles imposées par le gouvernement», fait remarquer Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ.

«Cette vigueur du marché, dont l’élan a été stoppé artificiellement depuis la mi-mars, suggère une résilience pour les prochains mois. Elle présage ainsi une demande latente importante des acheteurs alors que l’offre de propriétés résidentielles sur le marché devrait continuer d’être relativement restreinte dans de nombreux secteurs», conclut Charles Brant, directeur de l’analyse du marché de l’APCIQ.